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CHAPITRE I

$1. — L'inflation du mark.

Donc, agriculture, richesses naturelles, industrie, tout cela en 1920 u’existait plus en quelque sorte qu'en puissance. Le territoire national, ravagé par six années de guerre, était couvert de ruines. La Pologne allait se lancer dans l'existence à partir du domaine de la table rase, sans argent, mais aussi sans dette d’aucune sorte, si on excepte la faible portion mise à sa charge des dettes de l’ancienne monarchie Austro-Hongroise et dont voici le détail :

D’après la décision de la commission des réparations, en date du 18 décembre 1925, la quote part de la dette autrichienne, mise à la charge de la Pologne, a été fixée de la facon suivante.

La Pologne a Eu à supporter dans :

Dette autrichienne.

Rente en or 4 0/0 : FI. 66.618.779.

Mandats en plusieurs monnaies 4 1/2 % Kr.

Dette hongroise.

Rente 1914 en 4 monnaies. Kr. 277.615.

Dette autrichienne et hongroise en monnaie papier,

totalisée.

Rente autrichienne . . . . 4,2% Rente convertie, = 4 % Rente autrichienne-courONneS à RRRRLE 4 % } Kri 739.635.000 Rente-investié 7,7". re01/907 Rente hongroise-couronne. &%

Dégrèvement du sol. . . .

Dette en monnaie papier consistant en titres nominatifs.

Emprunt autrichien aux compagnies d'assurances 15.449.625 kr.

Obligations hongroises pour le droit de boisson 71.978 kr. |

En ce qui concerne les dettes gagées sur des chemins de fer autrichiens, dettes représentées par des titres, un pourcentagé correspondant à la longueur kilométrique des lignes se trouvant sur le territoire cédé à la Pologne, a été mis à la charge de celle-ci,

Mais, si les dettes de l’État étaient minimes, les dépenses à engager étaient, on le devine, considérables. On ne pouvait dans ce pays appaüvri et ruiné, envisager d'opérations de crédit intérieur, pas plus qu’il ne pouvait être question d’un emprunt extérieur, Quelques pays, la France en premier lieu, avaient bien consenti des avances faites exclusivement en marchandises, elles ne furent au Trésor polonais d'aucun secours, ét le manque d'argent liquide força tout aussitôt le gouvernément à recoûrir aux bons offices de la P. K. K. P. (caisse nationale de prêts).

P. K. K. P. — Cette caisse fondée en 1917, par K. les autorités allemandes d'occupation, avait réalisé

l'introduction, dans le pays, du mark polonais, en remplacement des monnaies diverses, mark alleee mand, rouble russe, couronne autrichienne, qui y circulaient alors.

Après la victoire, une loi du 7 décembre 1918, avait fait, de la caisse des prêts, l'institut officiel d'émission de l'Etat polonais. Elle dépendait d’ailleurs entièrement dé lui, ét aväit deux rôles princi-

2 paux :

‘1 les avances à l’Etat,.

F les avances à l’économie privée.

É Pour remplir ce rôle, il n’y avait guère de res-

sources que dans l'inflation. Cette politique dura de 1919 jusqu'en 1923. Ainsi le montant total de la

circulation qui ne représéntäit à la fin de 1919 que

41,098 millions passait :

LA LS EEE

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