Cf.. S. Ant. vilx dux, p
0. Acla SS., t. III junii, p. 210-214. — Cf. S. Anlonii vilx dux, p. 149-157.
l'évolution du merveilleux 241
reproduit textuellement i la plus grande partie du récit de la Legenda prima^ mais il omet intentionnellement les phrases ci-après, qui nous montrent les custodes iiunuli renvoyant la femme imparfaitement guérie et celle-ci n'obtenant sa guérison complète qu'au bout de vingt jours seulement: Videntes autem custodes tumuli quiii fiehant... haud plene sanatam dimiserunt.At illa, per dies decem et novem orationibus insistens.., in die vi^esimo.. ambulavit. Contrairement à la version primitive, à en croire le manuscrit d'Ancône, la guérison aurait été immédiate. ■
D'une autre femme, nommée Marie, qui, à la suite d'une fracture de la hanche, étaii devenue percluse et, en outre, bossue, Idi Legenda prima nous dit :
Post mortem beati Antonii, nocte quadam, erecto genu ac pede, sine cujusquam sustentatione surrexit. Verumtamen gibbus in pectore et os ancse acfhi/c elocatum remansit. Die autem quadam, ad tumulum beatissimi Antonii delata, ex toto rediit sanitati restituta ~.
Le compilateur d'Ancône ^ supprime hardiment : Verumtamen gibbus in pectore et os ancse adhuc elocatum remansit, donnant encore à entendre que la guérison a eu lieu en une seule fois.
Mais passons. Voici d'autres amplifications de merveilleux non moins curieuses.
Jean Rigauld rapporte qu'un novice, originaire de Limoges, étant en proie à une violente tentation et songeant à quitter la vie religieuse, saint Antoine le fit venir, «lui souffla dans la bouche », en disant : « Reçois le Saint-Esprit », et que la tentation disparut :
Beatus Antonius .. eum ante se fecit adduci et ..