HÉRODOTE, Hist., t. III
6. Barth. de Pise, Conform., f" LXVII, éd. 1510 ; ap. 5. Ant. vitce diise, p. 266, — Marc de Lisbonne, Chronicas da ordem dos Frades Menores, part. I, lib. V, cap. XXIV. — Pacheco, Epitomede la vida de S. AnL, n" 78, 79. — Angelico de Vicence, La vita di S. Ant., lib. II, cap. V, p. 73. — Carlos das Neves, grande thaiim. de J*ort«g-ai, t. I, cap. V, part. III, p." 261-264.
7. Addition da ms. de Paris, ap. 5. Ant. vitse duse, p. 144^148.
Qui scilicet tumulus^ vel arca, in qua ex tune requiescit, per illos martyres sanctissimos Quatuor Coronatos, duclum in Ecclesia insignes^ asseritur fabricata^.
C'est là une fable- qui ne repose sur rien et ne mérite pas même d'être discutée ; mais ce qu'il est intéressant de constater, c'est que cette préoccupation d'attribuer aux quatre sculpteurs martyrs, du temps des persécutions, le sarcophage d'un saint des siècles postérieurs, était une des idées merveilleuses et extravagantes qui hantaient le cerveau des gens du peuple, au moyen âge. Elle n'a pas été appliquée exclusivement, en effet, à saint Antoine : la même chose est, par ailleurs et dans les mêmes termes, racontée de \arca où fut enseveli saint Liherius d'Ancône. On peut s'en convaincre par l'extrait que les Bollandistes ont donné de la légende de ce saint, fort incohérente du reste 3.
Enfin, l'homme maltraité et défiguré par les démons'*,
1. Aâd. du ms. de Paris, n° 4, ap. 5. Ant. vitae dux, p. 144 et- 145.
2. Reproduite notamment par Sicco Polentone, XV" siècle, De vita et miraciilis S. Antonii, ap. Azzoguidi, S. Ant. sermones in psalmos, Bologne, 1757, et ap. Horoy, t. VI.
3. Acta SS., t. VI maii, die 27, de S. Libej'io seu OUverio. — Cette préoccupation de voir dans le cercueil ou arca de tel ou tel saint personnage un monument antérieur, auquel se rattache quelque circonstance extraordinaire, revêt, d'ailleurs, diverses formes. Dans la légende de Fr. Egide, compagnon de saint François, on lit : Fratre vero ^gidio defuncto, Perusini, quœrentes lapidem de quo ejus sediflcarent sepulcrum, qaetndam reperierunt tumulum marmoreum, in quo Jonx historia erat sculpta, et lune cognoverunt illud fore suas sanctitaiis evidens signum, ab ipso, ut prxdicilur (Fr. Egide, avant de mourir, était censé avoir dit de son propre tombeau : Signum non dabilur nisi signum Jome), prophetatam. {Vita Fr, Mgidii, ap. Chron. gênerai, ministr., dans les Analecta francise, t. III, p. 114-115.)
Par ailleurs, dans la légende du bienheureux . Guy de Cortone. Frère Mineur, mort vers 1250, un sarcophage antique est retrouvé, soi-disant miraculeusement, par un laboureur et employé pour la sépulture du bienheureux. (Vita B. Guidonis, auctore anomjmo forte coœvo, ap. Acta SS., t. III junii, p. 100, n° 12.)