Frère Mineur, mort en
Corradus imposuit ne, quandiu viveret, alicui reseraret'^.
Or, Barthélémy écrivait Une quinzaine d'années, tout au plus, après le compilateur du Liber ; c'est dire qu'ils avaient, l'un et l'autre, interrogé et recueilli les récits populaires à peu près à la même époque. Ici encore la question de savoir à quel patrimoine légendaire, à celui d'Antoine ou à celui de Conrad, le récit de l'apparition de l'Enfant-Jésus a d'abord appartenu reste indécise.
Une apparition analogue de l'Enfant-Dieu est, par ailleurs, relatée dans une légende du XI V^ siècle, antérieure au Liber miraculorum^ à savoir dans la vie de la bienheureuse Angèle de Foligno| Tertiaire, écrite par son confesseur, Fra Arnoldo -.
Le même épisode, au reste, se retrouve ensuite, pour le fond, dans les légendes de divers autres saints personnages, par exemple dans celle de sainte Catherine de Bologne, morte en 1463^, de saint Gaétan, Théatin, mort 6îi 1547, où il figure avec dédoublement^, et dans celle de saint Félix de Cantalice, Capucin, mort en 1587 5.
Sans doute, — je le dis ici pour prévenir toute objection, — dans l'examen de ces répétitions hagiographiques et de ces adaptations légendaires, je ne prétends nullement qu'il faille a priori^ sur une simple ressemblance, se hâter de crier à l'emprunt formel : à la rigueur, certains traits peuvent s'être réitérés au
1. Barth. DE PiSE, Liber conform., lib. I, conf. VIII, part. II, f° LX, éd. 151*0.