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L’abaissement de la production des Etats-Unis

29 — La création, par la Société Nobel et par la Société de la Caspienne et de la mer Noire, de vastes bassins pouvant contenir des milliers de pouds. Cette mise en réserve diminuant l'offre, arrêtait la dépréciation des

Cours. À cette époque, un Syndicat s'était constitué, dans le but de conserver au pétrole russe les marchés étrangers, Ce syndicat devait prendre fin au mois d’octobre 1897 ; les grandes Sociétés supportaient difficile: ment la tutelle de son Gomité directeur.

Le tableau suivant indique, d’après Edmond Théry (op. cit.), la production de naphte, de 1901 à 1911, en millions de pouds.

Années Bakou Autres régions Production totale 1901 671 35 706 1907 476 44 520 1908 467 59 526 1909 490 72 562 1910 478 105 583 1911 425 132 shÿ 1912 419 153 572

Dans la seconde décade du xx® siècle, la production du naphte diminuait, particulièrement dans la région de Bakou, ainsi que l'indique la statistique suivante, pour les années 1912 et 1913 :

1912 1913 BakOUt AI 7.920.800 tonnes 7.717.000 tonnes Groenvi Tate 1.106.000 — 1.215.000 — Tcheleken .,... 260.600 — 203.500 — Maikopi 270 152.000 : — 96.000 — Ferghanas .:2,!. 66.170 — 71.200 — ÉmparSEaURs 121.600 — SOA 22 100

Jusqu'en 1910, la Russie exportait une quantité de pétrole représentant plus de 50 % de la consommation mondiale ; à partir de 1910, les exportations sont tom-

bées à 20 %, en raison de l’accroïissement de la production américaine. C’est à Bakou que cette diminution a commencé à se manifester; l’expérience montrait, d’ailleurs, que les terrains pétrolifères s’épuisaient graduellement et qu’il y avait lieu de mettre en exploitation de nouvelles régions, ainsi qu’il était procédé aux Etats-Unis. Ce principe étant adopté, on fit des sondages très sérieux dans les terrains de Surakhany et de Binagady, dans la région de Bakou. Ces sondages donnèrent des résultats très favorables, confirmés par l’exploitation.

Surakhany produisait :

BA LOU ENTRE ET Pr PAIE 17.200 tonnes TOUT EE AR CREER 2120002 En LOTS LE NA RER RE 624.000 —

RATIO ACER TOUNREE 144.000 tonnes EMADIS EM AE ARR 624.000 —

Relativement à l'importance de la production, Grozny venait immédiatement après Bakou : 1.106.000 tonnes en 1912, 1.215.000 tonnes en 1913. En 1916, on procédait activement à de nouveaux sondages, mais les profondeurs devenaient très grandes, et certains sondages, pratiqués dans des terrains difficiles, atteignaient 1.280 mètres.

Dans l’île de Tcheleken, située près de la côte orientale de la mer Caspienne, l'extraction n’a pas dépassé 16.000 tonnes pendant de nombreuses années, elle a. commencé à s’accroître en 1909-1910 et elle a rapidement atteint des chiffres inespérés :

D LOL RApILS der pe, 240.000 tonnes ON RCIMQR EE AUMERENT TEEN 260.000 — LENS EL ET PER RSR SE SEE 203.000 —

Dans l’Oural, les terrains de la rivière Emba furent notés comme producteurs de naphte, en 1912, pour la première fois. Des études géologiques ont montré par la suite que ces terrains recélaient de vastes nappes.

La prospection de l’Oural, qui remonte à la fin du xIx° siècle, présentait de nombreuses difficultés dues au climat malsain et aux communications difficiles dans un pays peu connu dont on n’avait pas dressé de cartes exactes. Vers 1908, plusieurs sociétés exécutèrent des sondages dont les résultats furent encourageants. Des capitalistes étrangers s’intéressèrent à cette région et créèrent de nombreuses sociétés. Pendant les premières années la production des puits de Maïkop croissait :

2 D etou O)I (O NS EL CRt ARE eg EE ea 15.000 tonnes na TT EMENNACEE 1e Das RARE EUR 12SSOOONE

LA LED 4 PLIS ER M Sr OP AE 152.000 —

Mais l’année 1913 ne donna que 96.000 tonnes et on s’aperçut que les espérances du début n'étaient pas justifiées.

Le Turkestan possédait également du naphte, principalement dans la région de Ferghana, dont la production était : |

PDO OA RR ETAPE en A 16.000 tonnes RAP NS ROMANE RES MTS ut 48.000 —

LM Oh PTE EURE ru 66.000 —

En 1913) plus de :.....42 4.0, 70.000 —

A la même époque, il existait aussi d’autres puits de

pétrole dans la province transcaspienne, ainsi que dans l’île de Sakhaline, située dans l'Océan Pacifique.

Depuis 1900, l'Etat cédait ses droits dans l’exploitation des terrains pétrolifères, contre le paiement d’une redevance en nature. Cette vente était faite aux enchères Autrefois, la redevance était établie sous la forme d’une somme fixe par poud extrait, somme que l’adjudicataire s’obligeait à verser à l'Etat.

Le nouveau système, inauguré en 1900, déterminant la concurrence des sociétés, entraîna des surenchères extra= ordinaires et les droits perçus en nature au profit de l'Etat atteignirent, dans certains cas, 50 % de la production. En général, la moyenne était de 35 %,. Pratiquement, l'Etat percevait la valeur en espèces, au cours. du marché.

Les redevances tendant à augmenter à chaque enchère, les prix du pétrole étaient toujours en hausse, Pour remédier à cette situation, il n'y eut pas d’enchères de 1906 à 1913 ; aucun terrain nouveau ne fut mis en exploitation et la production de Bakow marqua un fléchissement. Des protestations s’élevèrent et le Gouvernement décida de réviser les conditions dans lesquelles s’opéraient les enchères. À cet effet, il voulut assurer un minimum d'extraction. Les enchères qui eurent lieu en mai 1915 portèrent sur 160 hectares ; les offres de redevances en nature atteignirent de telles proportions que les enchères n’eurent pas de suite.

En septembre 1914, les enchères furent annulées, par suite des conditions économiques défavorables créées par la guerre qui avait sérieusement affecté le crédit.

Les statistiques de 1915 indiquaient une nouvelle diminution de la production :

Anciens puits de Bakou...... 5.504.000 tonnes BR TANNA 0 de ed 976.000 — A NA ne ne ma 1.408.000 — MTS RER den LE ut 176.000 — FOLIE ER PME RERRE AREAS ES 264.000 — ON EE ER er MPRCE SERRES PET 128.000 — PÉDALES EE Se Qu Te 32.000 — 4. — L'or

L'or est extrait en Russie depuis 1745 ; il se rencontre principalement sous la forme de placers, et l’extraction des filons ne représentait, en 1900, que 8 % de la production totale, On a trouvé parfois du métal vierge, notamment dans l’Oural où un morceau a atteint le poids de 36 kilos. En Australie, par la suite, on a trouvé des morceaux d’or vierge d’un poids plus élevé.

L'or se trouve dans les alluvions de l’Oural, du district de Marinsk, de la Sibérie, de la Finlande et dans les roches et filons de quartz des gouvernements de Perm, d’Orembourg, dans les districts de Marinsk, de l’Altaï et dans la Sibérie orientale.

En 1893, la production totale s’est élevée à 2.759 pouds, 7 livres 1 /2. De 1880 à 1893, la production atoujours été supérieure à 2.000 pouds par an.

Exprimée en quantités d’or chimiquement pur, la production a été de 2.422 pouds en 1893. Cette production classait la Russie au quatrième rang après l’Australie, les Etats-Unis, l'Afrique du sud.

Les mines d’or étaient soumises au régime de la loi de 1870 dont voici les principes. Deux cas sont à considérer suivant que les terrains appartenaient aux exploitants ou à l'Etat. Dans le premier cas, les exploitants payaient à l'Etat un droit régalien basé sur la quantité d’or pur contenu dans le métal brut. Dans le second cas (concession sur les terrains de l'Etat ou du Cabinet de l'Empereur), ils acquittaient, en plus de la taxe indiquée, une taxe de location variable avec les gisements. Dans les domaines du Cabinet de l'Empereur (districts de l’Altaï et de Nertchinsk), le loyer était de 15 kopecks par sagène de longueur des travaux.

L’Oural et la Sibérie possédaient presque la totalité des mines d’or de la Russie ; la production de la Finlande était insignifiante. Au Caucase, on avait trouvé de l’or, mais aucune exploitation sérieuse n'avait été entreprise. Au Donetz, la Société des Usines métallurgiques Glieboff, fondée en 1895, se proposait de traiter 2.500.000 pouds par an de minerais aurifères, par la méthode sud-africaine, c’est-à-dire par broyage, amalgame et emploi du cyanure de potassium.

Oural

Dans l’Oural, le gouvernement de Perm avait la production la plus élevée. En 1893, les exploitations les plus importantes étaient :

Les Mines du Prince Demidof à Nijni-Taghilsk, qui occupaient 900 ouvriers et celles du comte Shouvaloff à Krestovozdvijenski.

A côté de ces grandes ATEN il subsistait

un grand nombre de petites entreprises, conduites généralement par des groupes de tâcherons qui prenaient à leur charge tous les risques, pour une rémunération déterminée par zolotnik. Ce procédé était excellent, en principe, pour l'entrepreneur, mais il présentait de grands inconvénients. Les tâcherons ne cherchaient, en effet, qu’à exploiter les endroits qui leur semblaient les plus avantageux et ils épuisaient rapidement les concessions.

En certains endroits où l’eau est abondante et les gisements à fleur de sol, on détournait un ruisseau ou un torrent, de manière à pratiquer simultanément l’extraction et le lavage des sables. Cette méthode économique permettait d'exploiter avec bénéfice des gisements dont Ia teneur en or est faible.

Sibérie. Circonscription de Tomsk.

La production aurifère de cette région est connue depuis 1829. Pendant la période comprise entre 1829 et 1895, la production annuelle la plus élevée a été atteinte en 1847 ; la teneur la plus forte en or a été observée en 1843. L'année 1847 a marqué l’apogée de l’industrie de l’or. Depuis, la déchéance s’est poursuivie. En 1894, 670 mines étaient en exploitation ; 1.539 étaient abandonnées. Sur 670 mines, 256 étaient exploitées par les propriétaires des terrains, les autres par des concessionnaires.

Vers la fin du x1x® siècle, l'Administration des Mines a cherché à obtenir des industriels des renseignements permettant d'apprécier les causes de succès ou d’in-

succès des différentes exploitations. Les réponses ont été incomplètes et insuflisantes et n’ont jamais pu servir à établir complètement une base d'appréciation. Toutefois, en ce qui concerne les frais d'exploitation, il est intéressant de noter ce qui résulte des réponses reçues de 200 mines représentant une production de 196 pouds.

Les dépenses qu'il fallait engager avant de laver s'élevaient en moyenne à 10.700 roubles par poud d’or, în déduisant la redevance, le poud d’or valant environ 17.500 roubles, les premiers frais s’élevaient à plus de 60 % de la valeur du produit,

Dans un autre ordre d'idées : salaires des ouvriers, achat de matériel, ete., l'Administration a reçu less réponses de 228 mines ayant extrait, en 1894, 224 pouds et 35 livres d’or. Le total des frais d'exploitation s'élevait à 16.476 roubles par poud. En y ajoutant la location et la redevance, on voyait que le prix de revient d'un poud d'or brut était de 18.776 roubles, alors qu'à Monnaie de Saint-Pétersbourg, il était acheté 18.546 roubles, soit un déficit de 30 roubles par poud.

En présence de ces résultats, on peut se demander comment les petits industriels arrivaient à pouvoir continuer leur exploitation. Ils y arrivaient en vendant à leurs ouvriers des vêtements et des marchandises diverses, Car les mines sont souvent éloignées des villes. On reconnaîtra Ià le procédé qui est encore employé de nos jours sur certains chantiers de travaux publies par des tâcherons étrangers, tenanciers de eantines ; on verra également que les propriétaires de mines d’or sibériennes n'étaient pas toujours des millionnaires.

Les petits propriétaires étaient surtout nombreux dans le gouvernement de la Steppe, Dans cette région, les travaux se pratiquaient à ciel ouvert, les ouvriers se recrutaient facilement ; aussi pouvait-on y travailler

des sables assez pauvres,

Les exploitations miniéres les plus productives et les plus importantes se rencontraient dans l’Altaï. Parmi celles-ci, on peut citer : Ja Compagnie Danilov, Va Sociélé des Mines d'or de l'Alldt, a Société des Mines d'Or du Sud de l'Alluï.

Districts de Nerchinsk et d'Olekminek

Dans le district de Nerchinsk, les quartz auriféres se trouvent en filons dans des schistes argileux. En 1893, ce district a donné plus de 173 pouds d’or, soit 120 pouds pour les Mines du Cabinet de l'Empereur

et 53 pour celles des particuliers. ,

Dans le district d’Olekminsk, les alluvions auriféres

ont une teneur moyenne élevée, mais V’épaisseur des

alluvions non aurifères va parfois jusqu'à 20 sagènes et nécessite wne exploitation plus coûteuse par galeries souterraines, En 1893, ce district a produit 700 pouds 20 livres. | <

Région de l Amour

En 1895, 114 mines en exploitation, employant plus de 5.000 ouvriers, produisaient environ 430 pouds par an. Ces mines travaillaient des sables riches, mais elles étaient éparses dans la « taïga », immense forêt marécageuse qui s'étend au nord du fleuve Amour, vers

l'Océan Glacial. La vie dans la «taïga » était très diflicile, la main-d'œuvre rare, le transport de l'outillage et des matériaux long et dispendieux. Lorsque la Compagnie était arrivée, au prix d'énormes difficultés, à produire de l’or, elle devait, conformément à la loi, le vendre à la Monnaie de Saint-Pétersbourg, après l'avoir fait transformer en lingots à Irkoutsk. Le paiement se faisait attendre pendant plusieurs mois, aussi les Compagnies s’entendaient-elles souvent avec des contrebandiers qui revendaient l’or aux Chinois. On estimait qu’une centaine de pouds d’or russe étaient ainsi, chaque année, transportés en Chine.

Littoral de l'océan Pacifique.

En 1893, ces mines ont produit plus de 71 pouds.

D’après ce qui précède, on voit que l’industrie de l’or, malgré les ressources dont elle disposait, n’était pas dans une situation très prospère. On espérait que le Transsibérien apporterait une grande amélioration. Dans les dernières années du xix® siècle, trois grandes sociétés se sont constituées pour l'exploitation des mines d’or. Ce sont :

La Societé russe pour l’'Exploitation de Terrains aurifères, au capital de 500.000 roubles-or (1895).

La Société des Mines d’or de la Léna, au capital de 4.500.000 roubles-or (1896).

La Sociélé de l'Oural et de la Sibérie, au capital de 2.500.000 roubles-or (1896).

En 1898, il a été lavé 21.515.000 tonnes de sable et

de minerai aurifère qui ont donné 38.198 kg. (2.332 pouds et 2 livres) d’or. Le rendement moyen par tonne de sable ou de minerai était de 1,77 grammes.

Entre 1814 et 1898, les statistiques ont indiqué les productions suivantes :

PS A M eV eue Si êu 262 kilos 1851 à 1860, production moyenne .... 42.236 — 1891 à 1895 -—- ss. 87:200 — RS Lier MR PENSER TE RCER 37.200 — LADITE AR RP ANR ONE RARE PEN 38.198 — OR EN Se SU eree 38.800 —

Au point de vue géographique, la production se répartissait ainsi :

DRRG BIO D TOLLURLEAE RRUS. Vers I Re ANS, 70 % OUTRE RE ET Us Mt Sue 25 % SIDORÉ OP IdenEAISRs en date ae dot eee NEA

Les quantités d’or fin enregistrées après 1900 dans les laboratoires d’essais publics et privés ont été les suivantes :

L'AMOUR RSR MORAL RES NE à 48 689 kilos nt ECTS PU Een en ee 53.477 — LU D A MENACE RL AE PARENT ALLO 51.954 — GPA RAA TAN EL ER à RE MERE EE 35.942 — LE NE ÉD 1 LT PQ PAR AA AC EN AE RE 49.218 —

Ces chiffres font ressortir une moyenne plus élevée que celle des années de la période précédente.

De 1906 à 1910, dans les régions aurifères de la rivière Léna et des affluents du fleuve Amour, 270 placers furent en exploitation ; leur production totale annuelle était en moyenne de 6.870 kg.

J. Ordinaire &

Vers 1908, des capitalistes anglais s’intéressèrent à l'extraction de l'or et de nombreuses sociétés se constituèrent, dont certaines ne tardèrent pas à péricliter et même à disparaître, Leur insuccès s'explique par les deux principales causes suivantes :

19 Les capitauxinvestis dans ces affairesétaient trop importants pour pouvoir être normalement rémunérés.

rience dans les mines de l’Afrique du Sud, où les conditions d'exploitation sont très différentes. Ne connais-

Les ingénieurs anglais avaient acquis leur expé-

sant pas les gisements russes, ils appliquèrent des méthodes qui ne convenaient pas aux circonstances locales.

Par la suite, certaines sociétés anglaises n’hésitèrent pas à céder leurs exploitations à des ingénieurs américains ayant travaillé dans des mines présentant les caractères de celles de la Russie.

D'après les statistiques de 1911, sur 5.500 millions de francs de capitaux anglais investis dans des mines d’or, 155 millions auraient été affectés aux mines russes. Ce chiffre ne représente que 2,8 %, du total.

Depuis longtemps, on n’exploitait en Sibérie que l'or d’alluvions ; vers 1914, on a découvert dans l’Altaï méridional des minerais constitués par des filons en couches profondes. On a commencé également à exploiter en Sibérie, dans les districts de Minusinsk et d’Achinsk, des mines de quartz aurifère,

Au moment de la guerre, le développement de l’industrie de l'or tendait à s'arrêter, pour des causes d’ordre économique et d'ordre administratif.

Parmi les causes économiques, on peut mentionner le manque de moyens de transport et l’augmentation

du coût de la vie. En 1913, le gouvernement avait approuvé la construction de nouvelles lignes de chemins de fer dans l’Oural et la Sibérie occidentale ; ces lignes devaient faciliter l’accès des régions aurifères et diminuer le prix de revient des combustibles et des bois de mine. D’autre part, le Ministère des Voies et Communications se proposait de construire 16.000 kilomètres de nouvelles routes.

Les capitaux faisaient défaut et les exploitations aurifères manquaient de crédit. On avait reconnu la nécessité de créer une banque de crédit pour les mines d’or; cette banque aurait émis des obligations garanties par les produits des mines.

La cause d’origine administrative exerçant une influence défavorable sur le développement des mines d’or consistait en l'interdiction d’ernployer la maind'œuvre chinoise et coréenne.

La guerre avait encore aggravé cette situation en mobilisant les ouvriers spécialistes, qui furent remplacés partiellement par un personnel moins expérimenté. Par la suite, le Gouvernement avait décidé d’exempter du service militaire les travailleurs des mines d’or.

En dehors de la question du personnel, d’autres facteurs rendaient encore plus difficile l’exploitation de l'or : augmentation des frais de transport par voie ferrée, impossibilité quasi-absolue de trouver certaines machines en Russie.

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