A!\IE
venait o. se changer en eux, nul n'existerait plus, ou, du moins, ne serait plus un corps (i). En aucune façon, elle ne saurait donc prendre la forme qui leur est propre. Elle ne peut même pas se métamorphoser en une substance incorporelle mais privée de raison. Celle-ci, n'étant plus séparée par .elle de son premier principe, deviendrait aussitôt raisonnable (2). D'une manière trénéralp, les êtres constituent une hiérarchie bien définie, où les supérieurs transmettent aux inférieurs une partie de la perfection qui leur vient de l'essence suprême, et où chacun doit rester ce qu'il est (3).
L'âme n'aurait le sort de l'organisme que si elle participait à sa nature, si elle se trouvait répandue en lui à la manière d'un fluide. Mais alors elle se partagerait forcément entre ses ' divers membres. Elle pourrait souffrir en quelqu'un d'eux sans (jut' les autres en fusesnt" informés. Au contraire, dès que l'un d'entre eux éprouve la moindre douleur, tous entrent spontanément en jeu. Elle se trouve doc toute entière en chacun (4).
Cette dernière considération est trop importante pour ne pas faire l'objet d'un examen spécial. L'étude de nos destinées immortelle? nous conduit à celle de notre nature spirituelle (5).
Tout corps possède une longueur, une largeur, une épaisseur déterminées, qui peuvent toujours se diviser (6). Mais l'ànie
(il I)i- iniDi. un., 2/1. Cf. De iut. r<'L. ■>.:>., 79. l'Iotin profi'tise égalc'iiicnl que (■"csl ràmo qui forme li- corps et qui le fiiit sul:)sister (Eim.,