‹ L'évolution intellectuelle et morale de l'enfantChapitre 25 sur 76 · L-fiVOUmoS INTELLECTl e;:.1.E · texte numérisé non relu

L-fiVOUmoS INTELLECTl e;:.1.E

quatre mois; chez d'antres, les pUurs ont apparu vers ta fl troisième semains. M. Freynr prétend que ses propres oliserviUoi Uiiioi(;neiit d'une apparition un peu plus promple, el il proleslei nom des enfanls allemanilâ qui, eux du moins, montreraienl plus précocité : « J'ai vu, au viiigt-truisivme jour, des larmes coulerd* des yeuM de mon fils [I]. «

l'eu importent ces contradictions qui ne portent que sur une qui tiun de jours ou de semaines tout au plus. Ce qui est des ihprese »^ta!>li ni hors de doute, c'est l"ordre d'évolution des causes quiilÈW minent les pleurs, du jour oti le» pleurs ont acquis une sîgnifîcatioi d'abord la souffrance physique, plus tard des émotions d'u; ordre, la coltire, le caprice, le chagrin ; plus tard enfin la donlflo morale. Et il est à remarquer que, dans In vie adulte, c'est ce dernÏ! degré qui subsistera presque seul. Ctiei". l'homme tout au moii sinon chez la femme, les larmes deviendront de plus en plusra et ne couleront plus guère pour les peines physiques : les pein morales seules mettront des pleurs dans les yeux (2).

N'oublions pas de le constater d'ailleurs, aux larnies se joigiKl pour exprimer les t'ials pénibles de l'ànie, un certain Boubni mouvements de la physionomie, de même que le rire n'est [t seulement un mouvement des lÈvres, et se complète par un enseuili d'autres signes. Darwin après d'autres, après Lebrun par eicmfl a décrit avec exactitude la physionomie de TenTant qui pleure: frai cornent des sourcils, abaissement îles angles de la bouche, elc.l'''Bi fant qui pleure crie en même temps, et les deux verbes sn^l ta weep et lo cry (pleurer et crier) sont deux termes synonjineB.i froncement des sourcils, les rides qui plissent le front, se prodiùiB d'ailleurs isolémeut, et n'encadrent pas toujours les cris elles'' mes ; M . Preyer en effet a observé ces mouvements dès la d jour (3). La mère d'un enfant de quelques jours, luivoyaatfr le soui-cil, disait : " Il pense à des choses sérieuses! n Non, cûOl tous les autres, ces mouvements n'en arrivent qu'au bout de quoi?

(1) " Le tait trioncf par Diirwiu que les noiirri pas de pleura avant le deuxième ou ie quatrii'^ir enfants allemands, o (M. PnEYEn, p. 9â3,]

(2) Le rire, dit Darwin, ressomtila tiux iaruies suus l'inilaence de la douleur uioi'ale, tuuiIU que par toute souflfrance, physique ou autre, aussi

ne coulent chu ïtam '. l'enrant elles aoftt Ul 1 que pac la frijeuf ••

(3) M. Prêter, op. cil., p, V>1.

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