‹ L'évolution intellectuelle et morale de l'enfantChapitre 31 sur 76 · L'IMAGINATION · texte numérisé non relu

L'IMAGINATION

ille est fnrte chez l'enrant, comme loul le monde s'aeporde à le dire, l'est pourtant pas, même sous sa farme la plus aîmplt>, aussi pré- :océ qu'on pourrait être tenté de le croire. S'il était possible d' ouvrir le cerveau du nouveau-né vers cinq ou six mois, et d'y lire ce que sa conscience elle-même est encore impuissante à y déchilifrer, on n'y trouverait pas inscrites, pensons-nous, ces photographies qui s'appellent des images. Pour que t'Imagination, même exclusivement représentative, prenne son essor, il faut que les forces intérieures de l'esprit, ou bien, pour traduire la même idée en langage physiologique, il faut que les centres cérébraux aient atteint un degré de développement auquel, à cet âge, l'enfant est loin d'être parvenu. L'imagination a beau, dans ses premières manifestations, n'être que la copie, une sorte de décalque des objets sensibles : cette transmutation qui crée un monde mental, un monde idéal, à cale du ffloniie réel, n'est pas l'œuvre d'un jour.

N'allons donc pas chercher chez ie tout petit enfant des exemples Je la puissance d'imaginer. Tant qu'il ne parle pas, il est bien difficile, d'ailleurs, de pénétrer dans sa conscience encore muette pour vitaisirles germes de l'imagination. Le nouveau-né a bien les moyens ilp faire voir qu'il perroit, qu'il se rappelle; mais jusqu'à quel point '■p*^ perceptions et ces souvenirs aboulisseut-ils déjà à un travail vérilablement imaginatif, c'est ce que nous ne pouvons guère deviner. Peut-être durant son sommeil, lorsque le rêve se manifeste, l'enfant laÎBsepa-t-îl mieux entrevoir l'activité de son imagination nais- 'aiileî... Il ne parait pas contestable, malgré les obscurités du sujet, 'i"i! rcolant rêve de très bonne heure (I), et il est pourtant impos- '^ibly d(! le démontrer. M. Egger a fait remarquer avec raison que ' l'enfant rêvant avant de pouvoir l'attester par la parole, en nous l'acuntanl ses rêves, on ne peut jamais dire au juste à quel moment '"> U'I phénomène se produit pour la première fois (3) ». A défaut du '''iiioi^'nage de l'enfant lui-même, il faut se contenter des appa- ''^l'ces, des signes extérieurs qui, pendant que l'enfant est endormi, '■"■iliiasent l'agitation intérieure de l'esprit. Voici un feit rapf'irié par M. Egger : » Dès la deuxième année de sa vie, je vois un ^"fant s'éveiller subitement, avec des eris causés sans doute par 4Uiilque vision pénible; il rôvalt douloureusement... » De même uq

Uj Au qiJ'itriême mois, le fils de Tiodcu *■" I le mouvement de leter ».

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