EooBH, op. cil., p. 3G
, tout endormi. • Tuiaiiit a
L'ÉVOLimOK INTELLECTUELLE. outrance des raisons physiologiques, et c'est l'état du cerveau qi faut invoquer loul. d'abord. •• ChcK les jeunes onfants, dît M, Luj les cellules cérébrales sont Qexibles el vifiryes, " En oulre " las' stance cérébrale est en jierpeiufl travail de dévoloppement or nique ; des éléments nouveaux s'jijoulenl sans cesse aux anciens [1) Plus tard, la substance c<5rébralo aura moins de llexibilitë, de pli ticilê; une période de fatigue et de saturation riendra. Le sera délinitivement arrêté dans sa structure; de nouvelles casw s'y ouvriront plus. On voit donc quelles conditions fay ombles l'i ganisme cérébral offre dans l'enrancc au développement de mémoire. C'est d'une part l'époque ofi, dans toute sa fraîcheur, toute sa vitalité, le cerveau ressemble le plus à une plaque pbal graphique très sensible, recueillant les plus petites nuances objets; c'est aussi le moment oSi, pour ainsi dire, la maison nél pus encore achevée, dos étages nouveaux se superposent auï éta| etob, par conséquent, il y a place sans cesse pour des acquisitii nouvelles.
Mais les raisons psychologiques ne sont pas moins claires. Cei ^ un âge plus avancé, gêne le travail d'emmaga^inenieat des sou nirs, c'est d'abord que la réflexion personnelle, les préoccupalî intérieures, et aussi les passions, nous détournent de l'observsl des choses. Concentré en lui-même, trouvant dans sa propre pw des aliments sufrisaols à sa vie intellecluelle. l'homme fait, !'■ lescent lui-même n'a pas, au même degré que l'enfant, les yeux oini sur le monde. D'un autre cOté, déjii surchargée et encomlirfe' souvenirs, la mémoire adulte est moins souple, moins légère ses mouvements. Les voies d'accession sont obstruées. La pliÇi prise pour ainsi dire, et pour qu'un souvenir nouveau si l'esprit il faut souvent qu'il en déplace un autre. S'il esti a une limite aux acquisitions possibles de la mémoire, qu'à l'âge où l'esprit est le plus loin de celte limite, les soient plus facdes. Une acquisition nouvelle, chez 1' dérange souvent des préjugés, des croyances préconçilf prétons aux idées qui nous sont présentées pour la prei qu'une attention distraite;et même une sorte de répugnance tive nous en écarte. Nous sommes loin de cet étal de candeur d'un esprit qui accepte tout, qui s'i^prund de tout. Sans doute ft<
(1) M. Ldvh, op. i