‹ L'évolution intellectuelle et morale de l'enfantChapitre 44 sur 76 · LE JUGEMENT ET LE RAISONNEMENT · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT ET LE RAISONNEMENT

pas, chez le petit enfant, de faculté d'inhibition intellectuelle, qui paisse modérer, suspendre, mûrir ses jugements, pas plus qu'ilny a de faculté d'inhibition volontaire, qui tempère ses impulsions actives. H bondit, pour ainsi dire, sur la première idée qui se présente, comme il se jette sur ses jouets, étourdiment, tête baissée. La plupart de ses erreurs, de ses naïvetés ou de ses niaiseries de pensée, provienDent de la même cause que ses faux pas et ses chutes : de ce 4ia*il va trop vite et se précipite impatiemment vers le but.

Il n'en est pas moins vrai que, dans ces défaillances de Tin telligence de Tenfant, pas plus que dans les petits défauts de sa vie moi^e, nous ne découvrons rien qui ressemble à un vice intrinsèque, & une perversion originelle. L'enfant n'est pas plus illogique intelleciuellement qu'il n'est immoral pratiquement. Il ne faut voir dans es faibless es et les infirmités de ses facultés que les défauts proirisoires et passagers d'un état de crise et d'une période de croisteDce.

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