L'ACTIVITÉ VOLOHTAIHE : LA MARCHE, LES JEUX
1. Loctiïlté volontaire chei l'enfant. — Divers degrés de la volonté. — L'idûuiotrice. — Le choix entre plusieurs désirs on plusieurs niolirs. — L'inlûbîtion involontaire et volontaire. — La volonté, indépendante des mouvements. — Les rafines mouvements sont auccessiveaient instinctifs et voulus. — f Premiers moBvenionts volontaires de l'enfant. — Mouvements imitatifa et mouvemenla Eipresaifs. — L'attitude droite de la ttte dépend-elle de la volonté') — Le rûle lie la volonté, dans l'acquisition du Iwigage. — Preuves de lionne et de mauvaise voloDt^. — La volonté dans la coordination des mouvemeols. — Faiblesse de Il volonté cbcz l'enfant. — L'hypnotisme. — IL Comment l'enfant apprend à fflirolier. — La solidité des os et la vigueur des musules. — Cooiuieut renfimt apprend à se tenir debout. -- Variations dans la date des preniiers pas. — Le rjltine locomoteur déterminé par l'instinct. — L'e.tercice. — Les influences uiwniea. — Le rôle de la volonté. — La marche retardée chez les idiots. ^— m. Les jeux. — L'enfant joue, avant de savoir parler et maroier. — Précocité de l'itistinct du jeu. — Importance des jeux dans la vie de l'enfant. — L'imitatioQ, principe d'un grand nombre de jeux. — Le rÛle des sentiments : senlimïQl social, sentiments afl'ectueux. — Le jeu de la poupée. — Les jeu\ milie laites. — Le rôle de l'intelligence dans les jeux. — Instinct de construclion et de destruction. — L'activité volontaire dans le jeu. — Le jeu est une étude.
L'activilé volonlaire, che^ l'enfant, s'exerce surtout dans les mouvements, dans les gestes, dans les signes expressifs de la physionomie ou du langage. L'âge heureux de l'enfance ne connaît pas encore " les tempêtes sous un crâne D.ni par suite ces délibérations longues et compliquées, d'où sortent des résolutions intérieures, des décisions à longue portée, pour ainsi dire, qui restent ou peuvent rester longtemps à l'état de volontés purement mentales. Généralement la Mjlonté de l'enfant se manifeste par l'exécution immédiate de l'acte. Sa réQexion est courte; ses résolutions ne comportent pas de délai,
l'effet suit immédiatement la volition. Si l'on analyse avec atleû-
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tion les causes qui Junncnt ft la volontù de renfant celle allia prompte el impélueuBe, en se convui'ncra qiui cela provient surloi du petit nombre d'idées dont îi dispose. Derrière un acte volontair clicx l'adulto, il y a presque toujourti un grand nombre d'idées opposition l'une avec l'autre, dont une seule, l'idCe motrice, a Ii par dominer et prendre le dessus. M;iis Ipr autres ont été confroi lées, mises en balance avec elle, el pendant quelque temps i moins HIes ont suspendu le jQK^menl Gnal et retardé l'action. Ghi le petit cnfnnt, le raonvement volonLaiie est consécutif il u) unique; ci-ttc idée n'est point combattue, elle n'a point de luUui Eioulenir, ni do victoire à remporter, et par conséquent elle enlnilHi tout de i<uite l'action. I.a volonté du petit enfant, vers le qualrièmi ou lo cinquième mois, n'est pas un choix entre j)lusieurs motifs; nlll suppose sans doute un motif, ^ans quoi elle ne seniil pas la Tolnméi mais ce motif n'a pus rencontré d'antagoniste dans une conscienu encore pauvre et vide d'idées.
Tel est le premier degré de l'aclivité volontaire, plus dépendanl encore de la sensibilité que de l'intelligence, et qui relève du monl det) désirs, des appélils, plutôt quedumoudp des idcos. Onsaitavt quelle énergie l'enfant diia bien souvent, à propos d'un jouet, d'ui objet quelconque : u Je le veux, je le veuxl » Mais ce n'est là qn l'expression d'un désir ardent. Combien de fois,cbez rhomme M lui-même, « Je veux » est simplement synonyme de désir!
Mais, dans le développement de la conscience et le progrèsdf idées, il arrive un moment, vers le douzième ou vers le qnlnaÈtn mois, où la volonté se complète et s'acbève. Elle n"a pas a encore bien entendu la force et l'énergie qui n'appartiendront qui! volonté adulte : mais elle comprend déjà tous ses éléments esioi tiels; elle est un choix entre plusieurs représentations. Quand ToB enfant, malgré les résistances de sa sensibilité, malgré sa répulslo naturelle, se décide à faire une chose qui lui est désagréable, f vous faire pliiisir, ou parce qu'il a compris qu'il serait récompew d'agir ainsi, il fait acte de volonté, dans le sens le plus complet ^ mot. Il se représente l'acte à accomplir, les mouvements à exécnU Voj-ez-le, par exemple, au moment où il va docilement se latss mettre au lit : il aurait encore envie de veiller, de s'amuser; ni on lui a dit que l'heure était venue de dormir, que sa mère orfill naît qu'il se couchai; il balance eotre sa propre inclination £l représentation de l'ordre maternel; il hésite, sinon entre deuxrnoti