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pour poser rermoment les pieds sur le sol, sans perdre l'équi' libre; mai» il n'tm esL pourtant pas encore h marcher, & caurir^ fc H se lAdicr ». Autre chiise est se It^nir planté, immobile, ù I mime place, comnii; le vcgOlal 11x6 par ses racines: autre choi ' multri^ ses pieds l'un devant l'autre, comme l'animal, pour se il< placier dan» l'espace, i'iusieurs mois semblent séparer les deux opérations.
Sur cinquante enfants observés par Demme, deux penvaient marcher seul?, timidcmcnl d'ailleurs et pour Taire seulcineni quelques pas, au neuvième mois; ceux-là avaient dû passer pfes' que sans transition de la station droite à la locomotion, grâce une surabondance particuliiîre de vie et de force. Mais tous loi autres n'avaient commencée marclier qu'à partir du dix-huiliémB
Rien de plus variable que la date des premiers pas (Ij, mén chez lies enfants dont la constiluLion physique ne laisse rien désirer et qui paraissent aussi solidement b&tîs l(?s uns que \t'. autres. On a prétendu qu'il y avait un rapport inverse entre 1» précocité do la locomotion et celle du langage, que reniant qid parle tût marche tard, et réciproquement. Cela n'aurait rien d'ia vraisemblable, la nature, qui a, comme on l'a dit, un budget fîu économisant volontiers d'un cûté ce qu'elle dépense en trop deT) tre; étant donnée aussi cette raison, plus sérieuse encore, que It locomotion est un fait surtout physique, le langage un l'ait surtoui intellectuel, de sorte que l'avancement de l'un et le relard correspondant de l'autre pourraient être considérés déjà comme un weo' pie de la grande loi qui gouverne toute la Vie humaine, et qui veut que le moral soit en souffrance quand le physique prédomirt et vice versa. Nous ne croyons pourtant pas que le rapport t question ait été assez vérifié par Tespérience, pour qu'il j ù intérêt à en chercher l'explication. Ce qui reste certain, c'est <m dans la foule des nouveau-nés, comme pour une course mal «■ donnée, certains coureurs partent beaucoup plus vite que 10 autres. Et en achevant de raconter l'histoire de l'éducation de \ ■ marche, nous nous convaincrons peut-être que la cause de ces & féronces doit être parfois cherchée ailleurs aue dans rinégalitédf forces physiques.
(1) C'est liu douzième au vingt-qiiatrii'tne mois, et surtout dans les demlersHI de la seconde année, que les enfants cummencent génfraleuient à. marcher.
U MAHCHK.
IiH Tuculté de mettre les jambes en mouvement tour à tnur, de leur ■oser une flexion et une extension allernative, en un mol cg Ein appelle le « rythme locoraoleur " est chez l'enfant, comme chea nmal, une affaire d'instinct. Ce qui le prouve, c'est que, bien avant fcouvoir oppuyep le pied sur le sol, l'enfant couché dans son lit, ■bain, ou étendu sur un tapis, réalise déjà ces flexions et ces ex- ■sions. Ce qui le montre mieux encore, c'est que, bien avant de ftvoir se tenir debout, si l'on pose l'enl'ant par terre en le soutept au-dessous des bras, et si on le promène sur le sol, il organi- B de lui-même ce mouvement alternatif des membres inférieurs Best la condition de la marche. « Remarque?., dit M. Bain, comme ■Tant agite ses jambes, quand on le porte dans les bras, ou quand Bt couché sur le dos; observe^ l'action des deux jambes, et vous Brez que l'enfant les lance tour h tour avec vigueur et rapidité. Rardez encore quand il pose pour la première fois le pied sur le sol, Ktemps avant qu'il puisse se régler : \ou3 le voyez donner alter- Kvement au mouvement de ses membres toute l'amplitude de la Btche. Ce n'est qu'en vertu de celte alternance instinctive que want peut apprendre aussi vite à marcher. Nulle autre combi- Bon de m<?me complexité ne pourrait être acquise à la fin de la Hiiére année. Dans celle acquisition primitive, il y a â la Tois une Butsiou spontanée vigoureuse, une impulsion à mouvoir les mem- Eb inférieurs, et une direction rythmique ou alternante donnée ■etie impulsion (1). » M. Preyer est du même avis et reconnaît Raussi qu'il y a une adaptalJon préétablie pour les mouvements nmoteurs. Il cite l'observation suivante : « Un enfant fut tenu droit Borlé en avant, pour la première fois, ù la fin du cinquième mois, niieds touchant le sol. Aussitôt ses jambes s'agitèrent altemalive- ■Dit;chaquepasfut compté tement exécuté, sans hésitation, ni irrégu- ■lé-.. Quand on tenait l'enfant trop haut au-dessus du sol, l'alter* Bce des mouvements s'interrompait, mais le pied resté en l'air ■ait un nouveau pas. Le contact du sol avec un seul pied semblait Bsant pour exciter l'autre au mouvement (2). <> B'inslinctdonnedonc l'impulsion; il indique le mouvement rythmé ■ doit être exécuté ; mais il faut que les forces musculaires secon- Bt cette impulsion et ou rendent l'exécution possible. Sans doute, ■Bison même de la croissance naturelle, les forces physiques
B M. Bain, Sei'ses and inleikct., part. I, cha]:. iv. B] M. pRBTKH, p. ï:t.
Fsiniplemeat t'aTersiua de ce qui est défendu par les parents, elle 1 Idevient bien vile active; elle suggère it l'enfanL toute sorte d'efforts, 1 l en vue de les contenter et de se conduire à k'ur gré, afin que son I Lpére et sa mère n'aient Jamais è. se plaindre de lui, à souffrir à,4 [■cause de lui.
Les faits que nous avons cités se rapportent h une période déj&'l Fun peu avancée de la vie de l'enfant; mais il n'est pas iraipossibl» I Ide constater beaucoup plus tôt, et dés la deuxième année, des ma- Inirestations analogues de sensibilité affectueuse. « C'est vers l'flgc làe treize mois, raconte Darwin, que je constatai chez mon petit 1 I enfant l'éveil du « sens moral ". •< Doddy, lui dis-je un jour, ne veut 1
u pas donner un baiser à son pauvre papa : Doddy méchant In Ces I ItDOts le mirent sang doute mal Ji l'aise, et quand je me fus rassis, | |.il finit par avancer les lèvres pour indiquer qu'il voulait bien m'e ll>rasser; puis il agita sa main d'un air fâché, jusqu'à ce que jeT [fusse venu recevoir son baiser, h Le prétendu « sens moral n dej [ Doddy n'était assurément pas autre chose qu'un mouvement de len-'' I dresse, le besoin si marqué cbcï certains enfants de câliner leurs 1
l^iarents et de répondre & leurs caresses. De même pour ce trait qua'î ft'Tiedemann rapporte de son fils, au quinzième mois : «. Il pleuraifa I parce qu'on repoussait la main qu'il aimait adonner en signe d'affec- 1 I lion. » Tiedemann interprète b. sa manière ce petit fait, et l'envisagel i comme la révélation précoce du sentiment de l'honneur : 11*1 I est plus exact de n'y voir encore qu'un acte d'alfection.
C'est donc de très bonne heure que l'on peut reconnaître, chei'l I renfant, une tendance i sympathiser avec les personnes qui lui I familières. J'ai noté dans mon journal d'éducation que, dès les [ miers mois, un de mes enfants cédait il l'inQuence d'une voix c
issante, et aussi, quand il se réveillait la nuit, tout prêt àl I s'exaspérer si on le laissait seul trop longtemps, qu'il se calmait, qu'il4
a'apaisait, si je m'approchais, si je lui faisais sentir l'atlouchemeDl J I de ma main, en prenant la sienne ou en appuyant légèrement lesl [ doigts sur son front. L'enfant apprécie, plus tôt qu'on ne le croit, la.^ I présence d'un protecteur, d'un ami ; il en jouit, et c'est là le
mencement obscur de l'affection par laquelle il répondra lul-mêmofl
bientôt à l'affection qui lui est témoignée.
Il ne faut pas se le dissimuler, d'ailleurs, dans l'âme de l'enfantai
comme dans celle de l'adulte, les élëmenls les plus opposés se r Llentdéjà, se confondent, pour former des émotions en apparcnci