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l'cntrp, crianl, ilonniinl ries coups de piod, égrati*
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gnaiit <■! frappant sur loiil coqni csl a leur portée (i). -Ce n'est plai I Bi'ul^iueiit do la col^rp, c'est de la rage, ta rage iiui est la culèrei ceux qui sont Tailles ifl lœ poissants, d'autant plus vîoleaLË quL'Qi est asïociéo & moins de pouvoir (i).
Et cotio uITonsivo uirnarantc, que l'enfaat, A mesure qu'il grauilit, essaie de rendre plus terrible, il u'cst pas douteux qu'elle nedérivcdm sMrei besoin de nuire, de Taire du mal aux personnes ou aux choses^ qui sont l'objet de sa colore. Besoin tout inconscienl h l'origine, oùl'i» tontion mt^ehsntc ne gerim' que peu ù peu. C'osl l'avis de Darwin: Il A on^e moi», lorsqu'on donnait <L lloddy un jouet dont ilnevouliùl pas, il le repoussait et il le battait; je prt^sume que cette dernière oc- Uot) ât&il un signe inslinotif, lamme l'est le mouvement dcsniti uhoires d'un jeune crocodile au sortir de l'œuf, et n'Indiquait nulle ment qui' l'i'nfunlcrrtt poumir Taire mal nu jouet, o Mais un peupla tût, un peu plus lard, la pensée mulfaisuule apparaît; et il durienl évident que la mimique expressive et active de l'enfant en colère n'est pas seulement la réminiscence aO'aiblie des actes de violeua accomplis par ses ancêtres : elle est bel et bien l'indice d'une iDat* veillance qui aboutit à la malTaisance.
Il est nécessaire de remarquer d'ailleurs que, sous le rapportât dispositions irascibles, comme en toutes choses, la. différence e^ sensible d'individu à individu. Les enfants, croyons-nuus, sont plu colères que lus bommes; et cela, pour deux raisons, parce qnlti sont plus faibles, el parce qu'ils sont moins raisonnables. La colM est la protestation de la Taiblusse ; elle est aussi une » courte folieii Hais d'enfant & enfant, selon que le tempérament est plus ardent Si plus timide, il y a de notables inégalités dans la propension &!■ colère. Le sexe joue aussi un rûle. C'est une observation intêressraM de Darwin, mais qui aurait besoin d'être conlrAlée, que, chez U filles, les accès de colère ne semblent pas atteindre le même paroxysmi que cbez les garçons : " À deux ans et trois mois, Doddy avait pdi l'habitude de jeter des livres, des bfiluns ou d'autres objets, &\t.U de quiconque lui avait déplu; et j'ai observé le même Tait chez pli
(1) Dabwiti, tEipypss'ini des émotions, p, 283. ' (I) Même pour la cali-re, il faut faife sa purt à la mauvaise Cdui^atioD : • 0»"
va cette bonne absurde qui rfipÈte tout le jour à t'enfaat ; ■ Donne un cuifli ' pied & la vilune table; frappe la mtchautu chaise, etc. >■ (Niculay, Qp. o
p. aai.)
sieurs autres de mes tils. D'un autre c6té, je n'ai jamais vu trace de pareillp disposition chez mes filles. >< El Darwin conclut, non sans quL'Ique bizarrerie . « Ceci nu! fait supposer que les garçons reçoivent de rbéi'édîté une tendance à jeter les objets. » Nous aimons mieux croire, â supposer que le fait soit général, qu'il s'explique tout simplement par la plus grande timidité des petites filles.
A vrai dire, ce sont les signes de la colère qui varient surtout : plus concentrée chez les uns, plus en dehors chez les autres, elle se manifeste chez tous. Et il ne faut pas s'en étonner, puisque, chez les hommes faits eux-mêmes, elle prend des physionomies 1res diverses : tanti'jt elle fait rougir, tanti'tt elle fait pâlir le visage; tanlAI elle excitij les mouvements, tantôt au contraire elle les paralyse. Et peutêtre une psychologie profonde pourrait-elle montrer qu'à ces masques difl'érenlsde la colère correspondent des degrés, des nuances dislînctes d'un même sentiment, depuis la bouderie que l'enfant traduit ])ar son air renfrogné et en fuisaiiL la moue, jusqu'à, la fureur qui soulève et convulsionne tout son pelil corps.
Quoi qu'il en soit, on ne saurait se dissimuler que, malgré sa canilrtir charmante, l'enfanl nourri! do très bonne heure quelques-uns .' L'OS senlimenls mauvais que M. Bain appelle des « instincts anti- "ciaux ". 11 y a dans sua cœur des semences de malignité, de tiaino, il.'s penchants hostiles, un certain besoin de deatructivîté. Déranger, ilrt'aire. déchirer, écraser, tuer, ce sont ses joies quotidiennes. Mou- \>'ments passionnés et méchauls, que ne peuvent effacer ni faire oiibiieF les mouvements contraires de bonté et de sympathie, qui liiir succèdent avec Tinconstanco et la mobilité propres au premier iHL'. Parfois il semble que l'enfant prenne plaisir à taquiner, à loariiirnter les autres. Il veut souvent les choses, moins pour les posséili r. que pour ne pas les voir aux mains de ses frères ou de ses cama- I ulds. C'est en étudiant les inclinations morales de l'enfance qu'on convainc suilout combien La Bruyère se trompait, quand il disait : l.e ciiraclère de l'enfant paraît unique. « Non, ce ne sont pas seuliaient les progrès inégaux de la raison qui font la différence des r.-iraclères. Le contraste est dans la nature. Aucun enfant ne res- -.l'iuhle absolument aux autres enfants. Un même enfant ne se : '^^emble pas àlui-ménie, d'une heure à une autre. Fourier établis- ~.i\l nettement celte diversité des caractères, quand il divisait u les ! I ' 'iirrissons et les poupons en trois classes : les bénins, les malins, et li^Ë diablotins». Hélait d'ailleurs si convaincu de la réalité des mauvais
fRTOUJMO!» ISTKIXECniBLLK.
[ iR<tlincl<t propres aux mnlirx ,-l aux diablnrin» ini'il ne smi};cail p I il les combattre : il s'ingùninit sculunicnlîiulili^TiJan&lophiitanstâl I ce» lieux cali'gorics dcnfanls, en Ips employant à des Jonctions i I rapport nvec leurs i;nilt'i, par exemple à la deslructioii iIcs Tciûik I Si dans la gcniSralittï des cas, iiiéme dnns les conditioas [ I m»les do la nalurc, nous consUttuns déjà un germe universel de m I chnnceti': native, il se préscnto en outre, du fait de certaines lier I dites, des dispositions plus caraclorisécs pnur le mal. Catigulavo}! I sa pclitu lillt; uccupcïe à tuer des mouches : « Elle me ressuaihle [ ilii^ait-il, en souriunt! Il sera toujours difficile d'ailleurs, quand I s'agit de ces naturels parliculiâreinent mauvais, mutins, impërieui [ moqui'urs, colères et cruels, de dûmeicrcequi revient à l'hérédité, S [ ce qui est le fait de l'éducation il).
I Les mauvais parents lèguent mystérieusement à, leurs enriml
[ leurs propres défauts : soit, mais ce qui est bien plus certain encot
[ c'est qu'ils les élèvent mal, e'esl que. dès le berceau, ils leur o.
I donné précisément l'exemple des mêmes vices qu'ils leur avaiea
[ transmis, de sorte que l'immoralité précoce peut passer aussi bîfl
[ pour une imitation que pour une influence héréditaire. Les seuls a
, où l'action de l'hérédilê soit réellement incontestable, sont Chiii
trop nombreux, hélas 1 où elle revêt un caractère morbide, pathol*
I gique, où une perversité de naissance résulte du vices d'organisation
d'une dégénérescence de race, qui a sa source dans les misères pli)''
I siques et morales des parents, et qui se traduit par l'instinct du ïul
I et du meurtri), par la manie incendiaire, par la folie du suicide,
soutient couramment la thèse qu'il y a des « voleurs-nés n, des « a
sassinsnés n, que certains enfants présentent dés leur uaissanii
tous les caractères du « type criminel ». Sans vouloir aborder ui
quesliou aussi délicate, et dont l'examen nous entraînerait bien loii
nous n'hésiterons pas il dire que les psychologues de cette école (pi
à la suite de M, Lombroso, considèrent le criminel comme uoen
riété humaine spéciale, comme un » produit héréditaire '>, nous pi
L missent exagérer les influences et l'action de l'hérédité. Les enttuil
I criminels le deviennent surtout sous l'influence de l'éducation,»
I plutôt de la non-éducation, et sont, comme on les a appelés, des «pR
I ( I) Lfi D'' Sikarski a. très justement okserrû que l>:!S enraats, même i l'épSfi I Initiale de leur existence, diffèrent notoblemeut aous le rapport de la searîMlil 1 •Ttkndîs que les uns, dit-il, annt eudurnuts, iiittients, giti-deut leur bonne buam