‹ L'évolution intellectuelle et morale de l'enfantChapitre 71 sur 76 · S4 L'ÉVOLUTION INTELLECTUELLE. ^^^^H · texte numérisé non relu

S4 L'ÉVOLUTION INTELLECTUELLE. ^^^^H

qii'îl l'a acquise. C'est par les impressions douloureuses suHon^^B lui serait d'abord révélée la disliDclion du sujet et de l'objet, etqu'itfl parviendrait à considérer, comme lui appurtcnant, les difFérentesfl parties de sod être qu'il voit et qu'il touche, et où il ressent en mémêl temps des sensations de douleur. Mais M. Preyor insiste surtoatj^B dans ses obsonations, sur la l'açon dont l'enfant se regarde Idî-h même ou regarde son image dans un miroir. Et d'après lui, il sufr-l firait que l'enfant se distinguât de son image réûéchie dans la glace,! pour qu'on pût dire qu'il est passé ". do l'étal où le sentiment du mon n'existe pas à l'état oii le moi est bien développé, où il est distin-^! gué de son image comme Je l'image et de la personne des autres^l et où cette distinction est consciente ». i

II y a, semble-t-il, quelque confusion dans la pensée du physiologiste allemand. L'observation de l'image est sans doute la preuve que l'enfant a déjà acquis dans une certain€ mesure la connaissance j de son corps, puisqu'il le reconnaît dans l'image que reproduit IkJ surface polie du miroir. Mais cette observation elle-même ne con*^ tribue en rien au développement du sentiment du moi : elle le suppose. Elle peut servir comme témoignage extérieur, pour constater un progrès accompli dans la conscience de l'enfanl: mais elle n'est pour rien dans ce progrès. L'animal lui aussi se regarde dans un miroir; mais les singes cl les chais, quand on pose devant eux un miroir, prennent leurs images pour d'autres singes, pour d'autres chats; et on les voit passer derrière le miroii-, en faire le tour, comme i pour les chercher. Cela prouve simplement qu'ils ne sont capables, J ni d'assez d'attention pour s'êlre formé une représentation, une] image mentale de leur propre corps, ni d'assez d'intelligence et daj réflexion pour avoir l'idée de leur individualité personnelle. L'enfanM au début on est au même point : « A la cinquante-septième semaineJ^ dit M. Preyer, je place tout près du visage d'Axe! une petite glace A main. Il voit son image, la regarde, et dirige sa main derrière 1^ miroir: sa main s'agite comme pour chercher, n Quelques semaine! après, au contraire, Axel sourit à son image, ou bien lui fait des g maces. 11 est manifeste qu'il croit avoir afl'aire à un sosie, à un autp L lui-même ; et jamais l'animal n'en vient \A. Mais si l'enfant y arrive,! fet'flât que précisément, pour d'autres causes et à raison des conditioa^ ■fiâtiiculiëres de sa conscience, il est assez vite en possession i ^Boins d'un sentiment vague et confus de son existence personnelle ^HPreyer, en un sens, confond l'effet avec la cause. Il y a un carc^

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