L-ETotmos ivreuBCTL i
e *t non cherché». Que !■ maladie tntcrricnne, et à la plao
c*r* DKiuvecnenU r^f;ali(!ra, rythmes, apparaîtra uue niobilil
i cbsoluatonl dt'^^nJonnt^, Tollo, d«s accès d'agilal ion terrible, enlii
B fl6«D d" IVnrAOO? qu'on appelle Ips cnnvulnintt.
Les coBtnilsioDD on sauraient être considi^rées comme une simple
malndie pbvoiqiw : elles coosUtnent, par certains cdtés, ane Téritahli
maladii; ntMitali*. La preuve, c'est l'action qu'elles oscrcenlst
sur le d<>vc top plument ftitiir de rintellij^eDce : elles ne laissent pai
rMulement i Onranl quVIjes ont violeiumenl atteint des infirmilé
t eorjwrelle»; elles ne se contentent pas do disloquer les menilires, di
I fain; grimacer le visat;e ; il arrive aussi qu'elles atteignent l'intelli
I iccnco. qnVIIes rendent le peitt {latient idiot pour la vie : » Nom
I Toyons bien souvent l'idiotie succéder aux convulsions de la premiiir
1 enrance (!). » La preuve encore, ee sont les troubles intellectuals
I qui les accompagnent, quand elles se produisent chez des entailla
f déjà grands; ta perte complète de la connaissance, une sorte desln
f peur en est alors I effet immédiat. D'ailleurs en elles-mêmes, puis
i qu'elles sont un dérèglemeDlderaclivité musculaire, les convul«>oiii
' rentrent dans le domaine de la psychologie. On peut dire qu'elle
sont nn délire des muscles, de même que le délire sera comme une
I convulsion de l'esprit.
A l'àpie où l'intelligence n'est pas encore éveillée, les convulsion!
sont la seule forme possible de la folie. Tandis que chez l'adàlleelle
se trouvent compliquées par tous les désordres de l'aliëDation mi
taie, par le trouble de toutes les facultés, chez l'enfant elles se p
duisent, pour ainsi dire, à l'état d'isolement. La situation morbid
qu'elles trahissent ne peut s'étendre alors qu'à la seule faculté qi
soit développée, la faculté de se mouvoir, Remarquons d'ailleurs T
les convulsions reproduisentextérieurementles apparences et C(
le masque de la folie. Rien ne ressemble plus au maniaque nui f
tord dans une agitation insensée, à la pjthooisse qui se démène, B
possédé dont le diable contracte les membres et qui gesticule âlw
et à travers, que le petit enfant qui subit l'étreinte d'un accès COI
L vulsif. Chez les animaux, les afi'eclioos menlalesse manifestent auM
L par des convulsions ou des accidents qui s'en rapprochent. Les p
I cheurs du Volga connaissent une espèce de poissons qu'ils regardei
l'comme susceptibles de folie, parce que ces poissons nagent impc
L (1) TaamMAa,Clinviue médicale, 18U8, t. li. p. m.
lueusoment en cercle. L"élê[>hant, d'habiliide si calme et si doux, est parfois saisi d'une sorte de frénésie qui le plonge dans une agilalioD furieuse; il se jeUe violemment sur tout ce qu'il reoconlre, hommes, animaux, choses, et détruit tous les objets qui sont à sa portée. Dans ces deux cas, chez l'éléphant devenu destructeur comme chez l'enfant en proie aux convulsions, le principe de désordre est le même : une cause morbide a supprimé le lien naturel qui subordonne les mouvements de l'individu aux besoins normaux de ses organes nu aus impressions rer;ucs du dehors ; une cause morbide a déchaîné l'activité musculaire et livré à une sorte de fureur épiieptique tous les éléments moteurs de l'organisme.
Si l'on considère chez l'enfant la nature des causes qui déterminent les convulsions, on sera encore plus disposé à admettre le caractére mental de ce fait pathologique. Sans doute l'accès convulslf provient souvent d'un accident. Trousseau en cite un exemple curieux. Un médecin, appelé auprès d'un petit enfant, s'avise d'flter le bonnet du malade : il aperçoit un brin de fil posé sur le crfLne, et, cherchant à l'enlever, il attire à lui une longue aiguille profondément enfoncée dans le cerveau. L'aiguille une fois arrachée, les convulsions cessdrenl immédiatement(l). Mais le plus souvent les convulsions reléveat de causes intimes, d'affections cérébrales transmises par l'hérédité. Elles se produisent cher des individus doués d'une susceplibllilé nerveuse particulière, qui passe, avec la vie, des ascendantaaux descendants, et qui se manifeste, lantfttpar un phénomène, lanliH par un autre, par un accès convulslf chez l'enfant, par l'épilepsie ou l'hyalérie chez l'adulte. " Que l'on veuille bien y regarder avec soin, ot Tonne trouvera peut-être pasune seule famille d'aliénés dans laquelle l'éclanipsie de l'enfance n'ait joué un certain rrtle. Même dans les familles simplement nerveuses, ne renfermant pas encore d'aliénés dansleursein, l'apparition de l'éclampsie de l'enfance, se manifestant successivementchezplusieurs enfants, doit être considérée comme un symplfime de mauvais augure (2). » Elle est comme le premier signal
L^B l'invasion possible de la folie dans une famille jusque-là saine.
^^Hlies convulsions peuvent donc être considérées comme le premiov
^^^teré de la folie chez l'enfant : rhallucinaliun est le second.
^^^Le nouveau-né ne tarde pas à devenir autre chose qu'un petit 6lro
(I) TnocssEAD, op. eil., p. 160.
tî) Voyez Annales inMii-o-iist/cbolngiqucs, ]B7n, I, p. &5. De Caknotiimc dri parenlt coniidàre comme causv d'épilepsie elie: leurs desi^cndaiiU, par 1<^ V' H. Mjiiitui-