‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 112 sur 525 · Ibid.y I · texte numérisé non relu

Ibid.y I

LETOuntflAU. — L'Évolution juridique. '

une simple opération d'arithmétique, en faisant deux additions des compositions réciproquement dues, puis unsoustraction. — Pour un vol bien établi, non par de simple témoignages, mais par des preuves matérielles, le votar payait deux fois la valeur de l'objet volé, et en outre ux amende plus ou moins forte suivant la valeur du larcin '. — Les vols de personnes, les enlèvements, se réglaient de 1: même manière que les vols de choses. Si un créancier enlevait un débiteur pour le vendre hors du district, i 1 devait payer la composition légale, le bangoun, c'est-à-dire 1* valeur légale du débiteur. Si l'homme enlevé était un esclave, le ravisseur devait seulement sa valeur vénale. — Quiconque enlevait une fille et payait à sa famille le prix conjugal, le joujour, pouvait épouser la fille ravie. Si le ravisseur èlaii insolvable et de rang inférieur, il payait une amende en piastres et en chèvres f. On était libre aussi de donner toul simplement une femme de même valeur en échange de la femme enlevée8 : troc légal qui rappelle tout à fait la ccrotume australienne. — Si une fille devenait enceinte, le séducteur devait l'épouser et en outre payer une amende1. — En cas de flagrant délit d'adultère, le mari outrage avait le droit de tuer les deux coupables, mais s'il épargnait seulement la femme, il lui fallait alors payer aui juges une amende de 50 piastres : mesure qui semble bien destinée à prévenir le chantage par l'adultère. Si le mari faisait grâce à l'amant ou s'il avait appris indirectement l'inconduite de sa femme, il n'avait plus droit qu'aune amende de 50 piastres; encore la devait-il partager avec les juges5. — En général, toute accusation reconnue fausse

i. W. Marsden, loc. cit., 1,344-345.

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