‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 118 sur 525 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

sévissant contre des conspirateurs, se livra à une véritable orgie de supplices : les coupables furent ou jetés à la mer, ou percés de piques, ou décapités, ou attachés aux portes de* temples, ou pendus, ou coupés en quartiers. Les instigateurs de la. rébellion furent étranglés ou empalés1. Ayant eu à réprimer une rébellion de la province de Tumpiz, le même Inca daigna se montrer clément et il se contenta de faire décimer la population ; on tira au sort, et les individus épargnés durent supplicier eux-mêmes ceux des leurs que le hasard avait désignés. Quant aux dirigeants, aux Curacas et aux nobles de la province coupable, on leur arracha à tous quatre incisives et Tlnca ordonna que, pour perpétuer la mémoire du crime et du châtiment, les générations futures subiraient à perpétuité la môme mutilation dentaire % le même stigmate d'infamie.

L'Inca Atahualpa, victorieux de son frère Huascar, se laissa aussi emporter par un accès de rage féroce, mais particulièrement contre la grande famille des Incas. Ses oncles, ses neveux, ses parents plus lointains furent pendus, noyés, précipités. Les femmes mêmes ne trouvèrent point grâce devant sa royale fureur. On les pendit ou suspendit à des arbres, à des potences très élevées, tantôt par les cheveux, tantôt par les aisselles, tantôt, dit Garcilasso, c par d'autres endroits, que la pudeur défend de nommer3. * Quant aux Curacas impliqués dans la guerre entre les deux frères, on se contenta de les assommer à coups de hache ou de massue, après les avoir couverts de boue et rangés en haie sur le passage des coupables plus qualifiés.

Mais si les Incas régnants étaient sans pitié pour des révoltes ayant à la fois le caractère de sacrilège et de lèse-

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