‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 125 sur 525 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

civiles; mais, au criminel, on pouvait appeler de ses sentences capitales devant le grand juge. A la manière barbare, le président, le chef de ce tribunal de second ordre, à la fois juge et bourreau, exécutait lui-même les sentences rendues1.

Enfin, au-dessous de cette justice royale, de ces cours recevant leur mandat du souverain, il existait encore des tribunaux démocratiques, survivances de l'ancien régime républicain. Dans chaque quartier de la ville, un magistrat élu chaque année par ses concitoyens, jugeait les petites causes et seulement en première instance. On pouvait appeler de ses décisions aux juges de second degré, auxquels lui-même devait faire un rapport quotidien. Enfin, tout au bas de l'échelle judiciaire, des surveillants nommés aussi par la communauté, sans doute par les clans, faisaient la police, veillaient au maintien du bon ordre, chacun dans un nombre donné de maisons, et, au besoin, signalaient au magistrat supérieur les désordres qu'ils étaient impuissants à empêcher et n'avaient pas qualité pour punir*.

Au Mexique, tous les jugements quels qu'ils fussent, étaient rapides et sommaires. Le demandeur et le défendeur donnaient leurs raisons, produisaient leurs témoins, et le litige était tranché sur-le-champ3.

En dehors de cette organisation générale de la justice, il y avait encore des cours spéciales : un tribunal de commerce, jugeant les conflits d'intérêts entre les marchands et punissant les fraudes qui lut étaient signalées par les inspecteurs*. Une autre cour, dite cour de l'épargne, recevait et vérifiait les comptes des revenus royaux, que lui soumet-

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