‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 127 sur 525 · lbid · texte numérisé non relu

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les ordres du maître et, quand son tribunal avait prononcé un arrêt de mort, la sentence était exécutée sur-le-champ ; il y allait de la vie des exécuteurs eux-mêmes1.

Il existait donc au Mexique toute une hiérarchie judiciaire et l'on pouvait généralement en appeler des juridictions inférieures aux plus élevées; mais si, dans ce recours, l'appelant succombait encore, il encourait une peine plus forte, une double amende, par exemple, si l'affaire en comportait : disposition, qui devait rendre les appels assez rares. — Dans son ensemble, la procédure en usage devant les tribunaux de l'ancien Mexique rappelle assez celle des contrées plus civilisées. La cause était exposée par les parties elles-mêmes; une sorte de greffier recueillait et c pictographiait » hiéroglyphiquement les débats, les dépositions, les faits de la cause. Par le même procédé, les lois étaient aussi rédigées, enregistrées, même exposées aux regards du peuple*. — Par leur essence, ces documents étaient parlants; ainsi les sentences capitales étaient indiquées par une flèche traversant le portrait pictographique de l'accusé.

La procédure mexicaine comportait la pratique du serment et on y attachait même une haute valeur. C'était naturellement un serment religieux et la formule en était simple : c Par hasard, Dieu ne me voit-il pas8? »

Le Code pénal du Mexique était assez chargé et extrêmement sévère; on y avait prodigué la mort et les supplices. Les crimes jugés les plus énormes étaient le vol, l'homicide, l'adultère, les attentats contre la majesté et l'autorité du prince ; les moindres irrévérences à l'adresse du trône ou de l'autel étaient fort sévèrement punies. Comme il arrive dans

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