‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 128 sur 525 · L. Biart, Ut AiUquti, 98. — Prescott, loc. cit · texte numérisé non relu

L. Biart, Ut AiUquti, 98. — Prescott, loc. cit

toutes les sociétés barbares, le vol était réprimé avec un* sorte de fureur. Le châtiment différait d'ailleurs suivant la nature du larcin. Le voleur d'objets en or ou en argent était écorché vif; on le sacrifiait à Xipe, dieu des orfèvres, car, par son larcin, il avait outragé cette divinité en même temps sans doute qu'il violait les lois somptuaires, d'une grande sévérité. Ainsi, pour avoir dérobé une certaine pierre précieuse, que les nobles seuls avaient le droit de porter, on encourait la lapidation. Pour avoir volé une gourde-tabatière, appelée tecomatly dont se servaient les nobles, on était puni de la peine capitale1. — Peine de mort encore à quiconque dérobait un certain nombre de mesures de maïs déterminé par la loi. En général tout vol important était puni delà peine capitale*. Pourtant le vol dans les temples n'aurait été, nous dît-on, mais cela n'est guère vraisemblable, puni de mort, de mort sur une potence, qu'en cas de récidive; la preùrière fois, la loi aurait seulement réduit le voleur en servitude. L'esclavage était d'ailleurs une peine fréquemment prononcée à l'occasion des vols non réservés. Le voleur devenait alors l'esclave du volé, mais il y fallait le consentement de celui-ci. En cas de refus, le voleur était simplement vendu par les juges et sa valeur vénale versée, comme indemnité, entre les mains du volé3. Quiconque avait dérobé de menus objets, du maguty, des filets, un canot, etc., restituait et payait une amende évaluée en" vêtements de coton et fixée par les juges4. La peine de mort, dont on était si prodigue, frappait encore Thomicide et même, si le erime avait été commis par le poison, elle atteignait également le complice qui avait fourni les toxiques nécessaires5. Parfois la tentative de meurtre

Page 1