‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 130 sur 525 · Ibid., H · texte numérisé non relu

Ibid., H

au Mexique; les écarts génésiques entraînaient des châtiments toujours sévères, parfois effroyables. Le désordre capital des c mœurs » chez les indigènes américains avait excité à un degré extrême, au Mexique comme au Pérou, la fureur législative. Pourtant, à la longue, la loi avait dû capituler devant l'étendue du mal. En droit, tout sodomiste laïque devait •être pendu et tout sodomiste prêtre brûlé vif1. Mais le vice bravait les colères légales et les chroniqueurs nous apprennent que les pratiques contre nature étaient extrêmement répandues, chez les gens de tout âge, même chez les enfants; que nombre de prêtres mexicains, voués par état à la chasteté obligatoire, avaient remplacé les femmes par de jeunes garçons, enfin que dans les provinces reculées de VEmpiref les écarts génésiques étaient tolérés'. Bernai Diai affirme même, que, chez les anciens Mexicains, le sodomisme était une profession publiquement exercée : c Etant quasi omîtes sodomia commaculati et adolescentes multi, mtUiebrittr vestiti, ibant publiée, cibum quaerenles ab isto diabolico et abominabili labore3. * Ce passage du chroniqueur espagnol nous explique nettement pourquoi le port des habits du sexe auquel on n'appartenait pas était si sévèrement interdit.

D'ailleursTEmpire était vaste, mal centralisé encore malgré les efforts des souverains ; souvent enfin les provinces conquises conservaient la plupart de leurs anciennes lois. Ainsi le ravisseur d'unefille libre était ordinairement puni de mort; mais, dans le Michoacan il l'était avec une cruauté raffinée. On commençait par lui couper les lèvres et les. oreilles avec un couteau d'obsidienne, après quoi on l'empalait (Bancroft, loc. cit., II, 466). De même l'adultère était toujours rigoureu-

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