‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 131 sur 525 · Bancroft, Native states, etc., II · texte numérisé non relu

Bancroft, Native states, etc., II

3. B. Diaz, Histoire véridique de la conquête de la NouvelU-Eêpagiu (1" édition, Jourdanct), II, 594.

:{:- sèment puni, mais pas partout de la même manière. La femme lT' infidèle était ordinairement mise à mort; elle ne devait pour- |a tant être suppliciée qu'après la sentence des juges et il était interdit au mari de se faire justice, même en cas de flagrant délit1; mais, dans le canton des Guaxlolitlans, la mort * simple ne semblait pas un châtiment suffisant ; il fallait que la i femme adultère fût tuée, dépecée et mangée par les témoins*, i On sait du reste que la pratique de l'anthropophagie était t habituelle chez les Mexicains. Dans un autre canton, on i punissait de mort le mari qui tolérait les désordres de sa > femme et continuait néanmoins à cohabiter avec elle9. Ailleurs la coupable était écartelée ou bien les juges ordonnaient simplement au mari de lui couper le nez et les oreilles. La peine la plus ordinaire était la lapidation en place publique pour les gens du peuple. Les nobles étaient étranglés dans leur prison. S'il arrivait qu'un homme coupable d'adultère essayât de se sauver en tuant le mari de sa maîtresse, il était brûlé vif. Pour punir ce crime, on ne reculait pas devant l'emploi de la torture afin d'arracher aux accusés l'aveu de leur culpabilité1. Dans PYucatan, les coupables d'adultère étaient lapidés ou percés de flèches; on avait commencé par les empaler ou les désarticuler 5. En même temps le concubinat était largement et même commodément institué au Mexique ; les hommes mariés n'avaient donc pas besoin de convoiter les femmes légitimes d'autrui; c'est peut-être ce qui rendait la loi si dure pour l'homme coupable d'adultère. En dehors du concubinat légal, le commerce intime avec une femme esclave donnait lieu seulement à des dommagesintérêts, surtout quand, à la suite d'un accouchement, la

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