‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 132 sur 525 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

femme venait à succomber : l'accident était alors considéré simplement comme un tort matériel causé au maître de fa femme et donnant lieu à compensation1.

Après la peine capitale, l'esclavage constituait au Mexique la grande pénalité prononcée contre les crimes divers. Oc devenait esclave : 1° pour n'avoir pas dénoncé une personne tramant un complot de haute trahison, et dans ce cas la femme et les enfants du traître subissaient le même sort que lui ; on n'avait pas encore rompu avec le système des pénalités collectives datant du régime du clan; 2# on tombait aussi en servitude pour avoir osé, sans autorisation, vendre un homme, une femme ou un enfant de condition libre, en affirmant faussement qu'ils étaient de condition servile; 3° ou bien pour avoir vendu illégalement \a propriété d'un tiers; 4* ou bien pour avoir empêché un esclave de se réfugier dans l'asile du palais royal, alors que l'on n'était ni son propriétaire, ni le fils de ce propriétaire; 5° pour être on voleur invétéré ou avoir dérobé des objets de grande valeur; 6* pour avoir dérobé dans un champ des plantes utiles on du grain, et n'avoir pas remboursé le plaignant propriétaire; 7° pour avoir rendu grosse une femme esclave morte en couches et n'avoir pas indemnisé son maître9. — La calomnie grave était considérée comme un crime et, pour le punir, la pénalité s'était inspirée de l'esprit du talion. On coupait les lèvres, quelquefois les oreilles du calomniateur3. Dans cette rapide revue de la criminalité mexicaine, j'ai gardé pour la fin des actes, empruntant leur gravité surtout à la constitution politique et religieuse du pays, c'est-à-dire aux deux grandes causes, qui, partout, dans les États barbares, vicient la criminalité primitive.

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