‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 144 sur 525 · Hérodote, H, 111. —Diodore, I · texte numérisé non relu

Hérodote, H, 111. —Diodore, I

l'Egypte et de la Syrie dans une ville qui en prit le nom de Rhinocolure(Ftv, nez; xolovpoç, coupé)1. Apriès fit aussi couper le nez et les oreilles à l'un de ses ministres, qui avait échoué dans une mission dont il avait été chargé auprès de soldats révoltés9. Qui peut le plus peut le moins; aussi le monarque s'écartait à son gré du texte des lois, en allégeant, suivant son caprices les pénalités, c Tel roi magnanime, dit Diodore, infligeait aux coupables des peines moindres que celles qu'ils avaient méritées3. >

B. Ce tout-puissant monarque, planant au-dessus des lois, puisqu'il avait la faculté d'en édicter de nouvelles ou de violer les anciennes et était libre de n'avoir d'autre règle que sa fantaisie, dominait aussi les tribunaux et avait le droit d'évoquer au pied deson trèneles causes les plusimportan tes4. Payant les juges de sa bourse6, il leur donnait des ordres et les châtiait parfois fort rudement. Ainsi Rhamsès III recommande aux juges une grande sévérité. Ceux qui seront trop indulgents à son gré, il les condamne aux travaux forcés, mais après leur avoir préalablement fait couper le nez et les oreilles 6. Cette section du nez et des oreilles était évidemment une peine que les rois égyptiens aimaient à ordonner. Pourtant ces juges trop peu indépendants du maître, qui les payait, étaient traditionnellement choisis dans l'ordre sacerdotal et il en avait été ainsi de temps immémorial, de toute antiquité; dit Aelien (Aeliani variœ historien, 1. XIV). Une légende grecque rapporte en effet que le vaisseau du ravisseur d'Hélène, de Paris, ayant échoué sur les côtes d'Egypte, son maître fut accusé par ses esclaves et condamné par un

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