‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 146 sur 525 · Plutarque, lia et Otirû, X · texte numérisé non relu

Plutarque, lia et Otirû, X

crimes et recevait les appels1. Mais les chefs de famille épargnaient beaucoup de besogne aux tribunaux institués, en jugeant eux-mêmes sommairement bon nombre de délits. Dans le tombeau des Néôtph, près de Beni-Hassan, Champollion a trouvé une quinzaine de dessins ou bas-reliefs figurant toute cette procédure familiale: 1° les délits commis par les serviteurs ou les esclaves ; 2° l'arrestation du coupable, son accusation, sa défense, son jugement par l'intendant; 3° sa condamnation à la bastonnade et l'application de la peine; 4° enfin la remise par l'intendant, entre les mains du maître de la maison, du dossier et du procès-verbal de l'affaire \ Celte coutume de déléguer la justice domestique à un intendant était usitée même par le souverain. Dans un papyrus, le grand intendant de Pharaon Neb-Ka-Ra dit à son maître : t Mon seigneur, j'ai rencontré celui-ci, qui est un ouvrier rural ; fais qu'il vienne à moi pour être jugé sur cela 3. » — En B^gualité de despote suprême, presque divinisé, le pharaon était le maître de la justice, comme de toutes choses; mais il était aussi et avant tout le représentant de la classe sacerdotale. Quand il appartenait à la caste militaire, on le recevait, aussitôt son couronnement, dans Tordre des prêtres4, dont il était, par excellence, le protecteur et souvent l'instrument.

On croyait d'ailleurs, que la législation avait une origine supraterrestre. C'était Isis, qui avait institué les premières lois 5, à la suggestion de l'Hermès égyptien, Thôt. Les huit livres des lois attribuées au dieu Thôt jouèrent en Egypte un rôle analogue à celui de la loi des Douze-Tables à Rome. Ce code ou livre de la loi était écrit en caractères hiéroglyphi-

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