‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 148 sur 525 · Pline, Hist. nat., XXII · texte numérisé non relu

Pline, Hist. nat., XXII

leurs yeux, des pénalités exécutoires seulement dans la vie future. En Egypte, non seulement des juges scrutaient la conduite des défunts avant de les laisser inhumer dans le tombeau de leurs ancêtres et ils les privaient de sépulture légale, si des accusations fondées étaient portées contre leur conduite durant la vie terrestre * ; mais d'autres juges invisibles, reflets de ceux d'ici-bas, attendaient les âmes dans VAmenthiet leur infligeaient divers supplices, qui sont sûrement les analogues des pénalités réellement usitées, à la même époque, dans la vallée du Nil. L'iconographie égyptienne nous représente ces tortures post morlem. Certaines ombres coupables sont liées à des poteaux et des exécuteurs brandissent leurs glaives au-dessus de leurs têtes. D'autres sont suspendues la tête en bas; il en est qui sont décapitées et ont les mains liées sur la poitrine. D'autres, les mains attachées derrière le dos, traînent leur cœur arraché. D'autres cuisent dans de grandes chaudières *•

C. Sur la procédure terrestre, communément pratiquée en Egypte, nous possédons des renseignements succincts, mais pourtant assez précis. Les juges avaient à leurs ordres des agents, des soldats de police ; mais, à ce qu'il semble, uniquement pour les assister durant les procès et les exécutions. On ne devait pas souvent poursuivre d'office; car dans les jugements dits de l'oracle, les accusés étaient amenés dans le temple par leurs accusateurs eux-mêmes3. Paris fut ainsi jugé, sur l'accusation de ses esclaves, comme ayant manqué aux devoirs de l'hospitalité et volé les trésors de son hôte4. Tout individu, témoin d'un crime ou d'une violence devait, sous peine de mort, voler au secours de la per-

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