Genète, XXXIX, 20, XLI
nouveaux délits, qui prennent place à côté du vol, de l'adultère et du meurtre, les seuls actes plus ou moins réprimé durant la période franchement sauvage. Mais le grand mobik de la justice est bien longtemps encore la vengeance : c Qu: a-t-il de plus beau sur la terre, dit Osiris à Uorus? Venge ses parents1. » En môme temps la forme de la vengeance est toujours le talion. Dans un ancien dialogue, un entretien di chacal Kouû avec la chatte éthiopienne, on lit ceci : c Celui qui tue, on le tuera. Celui qui ordonne de tuer on U tuera lui-même9. » Mais l'idée du talion se manifeste plus nettement encore dans la pénalité égyptienne, où Ton trouve un certain nombre de ces peines dites expressives, pam qu'elles sont analogues aux crimes, contre lesquels on les a édictées. Ces châtiments gradués, calqués sur les actes délictueux eux-mêmes, n'avaient pas toujours été en usage en Egypte. La tradition gardait le souvenir d'une ancienne époque, où tous les crimes, sans exception, étaient uniformément punis de mort. » Longtemps aussi on ne distingui point du coupable l'instrument, qui lui avait servi à commettre son crime : l'arme était, comme le criminel, condamnée à périr 3,
D. Durant la première phase judiciaire de sévérité à outrance, la femme adultère, celle du moins qui appartenait aux classes aristocratiques, était brûlée vive. Plus tard on se borna à lui infliger une de ces peines expressives, que je viens de mentionner: on lui coupait le nez; c'est-à-dire on la frappait dans cette beauté même, qui l'avait induite 2 mal vivre. Un châtiment plus expressif encore atteignait l'homme, qui avait commis un viol : il était phallotomisé, directement puni par où il avait péché. Pour adultère sans