Du Boys, His t. droit mm
* violence, la pénalité, terrible encore, ne se rattachait plus à £ l'idée du talion : l'homme devait recevoir mille coups de J verges '. — La pénalité expressive se retrouve encore dans les fc supplices infligés en Egypte au faux-monnayeur et au delà- *. teur des plans secrets : au premier, on amputait les deux i mains; le second avait la langue coupée9. Pour avoir faussé les i poids et mesures, contrefait le sceau des princes ou des particuliers, produit des pièces fausses ou altérées, le coupable \ perdait aussi la main3.
i Des lois sévères protégeaient la vie humaine: l' homicide •entraînait la peine capitale. Cela est assez ordinaire et ne sort pas de la stricte application du talion; mais ce qui est plus rare dans les sociétés sauvages ou barbares, ce qui est nouveau dans l'enquête que nous poursuivons, c'est que, pour punir l'homicide, la loi égyptienne faisait abstraction de la position sociale : tout homicide volontaire, eut- il été •commis sur un esclave, était puni de mort4. L'infanticide et le parricide étaient châtiés avec une rigueur toute particulière. La pénalité de l'infanticide peut aussi être rangée parmi les peines expressives. Les parents coupables devaient tenir embrassés, pendant trois jours et trois nuits, le cadavre de l'enfant par eux mis à mort6. Si l'infanticide n'était pas puni de mort, cela tenait à la vieille idée primitive, qui regarde l'enfant comme l'incontestable propriété de ses parents. On ne croyait pas juste de punir de mort des gens, qui, en définitive, avaient seulement repris la vie qu'ils avaient donnée6. Au parricide on incisait les mains, ces mains qui avaient perpétré un crime affreux ; puis on le brûlait vif