‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 153 sur 525 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

sur un bûcher de sarments épineux1. Toutes ces peines, d'un caractère si primitif, devaient dater de bien loin; ea; on ne retrouve à côté d'elles aucune trace de la compositiec pécuniaire, qui les peut racheter dans presque toutes les sociétés barbares8.

Le voleur fut d'abord puni de mort9; c'est, on peut dire, la règle dans toutes les sociétés primitives; puis on se borna à le mutiler, à lui couper le nez *. À en croire les écrivain; de l'antiquité, la justice égyptienne avait fini par en arriver à transiger avec les voleurs, à sacrifier une partie de h valeur ravie pour recouvrer le reste. L'art de dérober seuil devenu une profession. Il y aurait eu un chef des voleurs, ayant une existence légale et chez qui devaient se fairt inscrire les personnes désireuses d'entrer dans la corporation. De leur côté, les gens volés s'adressaient au même fonctionnaire, qui leur faisait restituer les objets dérobés, moyennant une indemnité d'un quart de la valeur5. A première vue, le fait semble incroyable et l'on est porté h penser que les chroniqueurs anciens ont confondu les objets trouvés avec les objets dérobés. Pourtant divers voyageurs affirment qu'une organisation analogue fonctionnait encore en Egypte à la fin du siècle dernier8. Il est certain, du reste, que les Égyptiens, tout en considérant le vol comme une action nuisible et punissable, ne ressentaient pas pour le voleur une bien vive réprobation morale, puisque, nous raconte une légende, le roi Rhampsinite admira si fort un adroit voleur qu'il lui donna sa fille en mariage 7.

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