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rites obligatoires comme en Chine, et ils étaient plus sacrés encore, puisque, pour avoir purgé son malade avant le quatrième jour de la maladie, un médecin pouvait être condamné à mort, etc.4.
Tout cela, c'est le petit et le vilain côté de la justice égyptienne. Il lui est commun d'ailleurs avec toutes les autres grandes monarchies barbares, unanimes dans leur amour immodéré du passé, leur violente horreur pour tout changement, leur respect féroce pour tout ce qui touche à la religion; mais, par certains traits dénotant une humanité inconnue à la plupart des Etals barbares et un vif souci de la solidarité sociale, la législation égyptienne se relèrcà nos yeux et même devient novatrice. — Elle oblige tout passant, tout témoin d'une agression à courir au secours de la personne assaillie; à tout le moins, s'il ne peut intervenir, à signaler les brigands à la justice a, ce, sous peine d'être flagellé et privé de nourriture pendant trois jours ; elle interdit au prêteur de porter par l'accumulation des intérêts la somme à rembourser au delà du double de la somme prêtée ; elle veut que le débiteur réponde de sa dette par ses biens seulement et non par sa personne. Contrairement à la pratique ordinaire dans les sociétés barbares, on ne devenait pas esclave pour dettes en Egypte 3, et la loi faisait de la dette une question d'honneur, d'une part, en permettant d'emprunter sur la momie de son père ou de ses plus proches parents 4 ; d'autre part, en déclarant une dette nulle, quand, en l'absence de contrat écrit, le débiteur jurait qu'il ne devait rien1. En outre la loi égyptienne punissait de mort les gains