Thonissen, loc. cit
Mais tout cela se rapporte principalement à l'ancienne Egypte, à l'Egypte des hiéroglyphes et de la théocratie pure. A partir du vin* siècle avant Jésus-Christ, avec le règne de Bocchoris, commence l'usage de récriture démotique et ce qu'on peut appeler l'ère* des contrats, passés du reste sous l'œil sacerdotal, puisque, A Thèbes, les études de notaire furent jusqu'au bout tenues par des prêtres 4. Malheureusement, ces contrats, dont aujourd'hui nos égyptologues déchiffrent patiemment des spécimens, ne nous renseignent guère sur le droit criminel, le plus important de beaucoup pour l'étude que nous poursuivons en ce moment. Pourtant ceux de ces contrats qui ont trait au mariage sont tort curieux. En effet, les conventions matrimoniales y sont librement débattues, comme toutes autres conventions; la libre dissolution de l'union conjugale y est prévue, tantôt au bénéfice du mari, tantôt à celui de la femme et avec une absence parfaite de préjugés. C'est un mari qui dit à sa femme : < Je t'ai prise pour femme, je t'ai donné tant d'argenteus pour don nuptial... Si je te méprise, si je prends une autre femme que toi, je te donnerai tant d'argenteus en dehors de ce que tu as reçu pour don nuptial... La totalité de mes biens présents et à venir est en garantie des paroles ei-dessus. > Dans un autre contrat, au contraire, c'est la femme qui dit à son mari : c Tu m'as prise pour femme aujourd'hui. Tu m'as donné un diadème d'argenteus fondu du temple de Phtah pour mon don nuptial; que je te méprise; que j'aime un autre homme en dehors de toi; c'est moi qui te donnerai neuf diadèmes d'argentens du temple de Phtah, en dehors du diadème d'argenteus fondu du temple de Phtah ci-dessus, que tu m'as donné pour mon don nuptial. Je te céderai aussi le tiers de la totalité des biens, qui sont à