‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 158 sur 525 · Itévillout, loc. cit · texte numérisé non relu

Itévillout, loc. cit

moi ou que j'acquerrai, sans alléguer aucun acte, aucune parole au monde 1. »

Ces unions conjugales reposant simplement sur des conventions librement consenties et débattues, résiliables sur un simple dédit à payer, sont sans autre exemple, dans les sociétés plus ou moins civilisées, et elles confirment l'hypothèse, si vraisemblable, qui fait jouer aux races berbères un rôle prédominant dans la fondation de l'Egypte ancienne. Cependant, de même que les lois humanitaires, antérieurement citées, ces mœurs ne sauraient être primitives ; elles se rattachent au dernier état du droit. C'est sûrement peu à peu, lentement, au fur et à mesure du développement mental du pays que ces dispositions légales, marquées au coin du bon sens, de l'humanité ou du respect de la liberté individuelle, se sont greffées sur le fonds barbare de la législation égyptienne. Tout à l'heure j'essayerai de reconstituer cette évolution. Mais auparavant je dois exposer encore ce qu'est la justice en Àbyssinie, dans cette Ethiopie moderne, qui, ayant toujours vécu à l'écart des civilisations étrangères, a conservé nombre de traditions remontant à la plus loin* taine antiquité et, sous bien des rapports, n'est qu'une survivance de l'Ethiopie ancienne, dont l'histoire s'est si intimement mêlée jadis à celle de l'Egypte.

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