‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 163 sur 525 · lbid., III · texte numérisé non relu

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Tellement réprimés avec encore plus de férocité que le? autres. Les révoltés, les prêtres, qui ont l'audace d'excommunier les rois, sont invariablement mis à mort et souvent d'une façon cruelle. Les régicides sont quelquefois hachés en morceaux ; parfois on a soin de leur arracher le* yeux avant de les mettre à mort1. Le souverain peut aussi prononcer la confiscation des biens et lancer en même temps une sorte d'excommunication, après laquelle personne ne doit plus ni assister le condamné, ni lui donner des aliments. Dès lors le malheureux proscrit en est réduit à vivre et à errer, comme une bête sauvage*.

Pour les crimes de lèse-religion, les supplices sont affreux et solennels. Le condamné, dépouillé de ses \ètements, est crucifié ou lapidé, mais en grande cérémonie. Un ptèlre, après avoir donné lecture de la sentence, s'écrie : c Lapidon> le criminel, et que celui d'entre voug qui ne lui jettera pas trois pierres soit maudit et considéré comme ennemi de la Vierge Marie, mère du Christ3. » — Cette lapidation sacré* peut être un emprunt fait à la Judée et il est possible qu'il en soit de même pour le droit d'asile accordé à quelques églises. Je rappellerai cependant que l'Egypte ancienne avait aussi institué le droit d'asile dans certains temples. Les Hébreux ont donc pu emprunter à la vallée du Nil cette institution humanitaire et, d'autre part, l'Ethiopie moderne peut la tenir directement de l'Ethiopie ancienne.

Pour réclamer le droit d'asile dans une église abyssinienne, le fugitif doit, en arrivant sous le porche, sonner la cloche et déclarer trois fois à haute voix son intention. Dès lors sa personne est tenue pour inviolable. Si les réfugiés sont nombreux, ils dressent des tentes ou construisent des huttes dans

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