‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 172 sur 525 · Amhurst, HUt. univ. voy., vol. XXXIII · texte numérisé non relu

Amhurst, HUt. univ. voy., vol. XXXIII

vent pas faire partie d'un même tribunal, etc. *. Mais en fait, le bon plaisir des mandarins se joue trop souvent des précautions prises contre leurs abus de pouvoir.

Soucieux avant tout de son existence et soupçonneux, comme on Test dans toutes les monarchies barbares, le « Fils du ciel > a cru devoir accorder à tous les vice-rois, à tous les hauts fonctionnaires, le droit de vie et de mort, en cas cFurgence, c'est-à-dire pour les crimes de lèse-majesté, de révolte, etc. Dans ces occurrences, la justice chinoise use de procédés expéditifs, analogues à ceux des tribunaux improvisés, qu'on appelle, chez nous, en temps de guerre civile, les cours martiales. On exécute d'abord, puis on se borne à envoyer à Pékin le procès-verbal d'exécution *. En tout pays, les morts se défendent mal et il n'est pas bien difficile au vice-roi, qui les a jugés et fait exécuter sommairement, de les convaincre ensuite de l'un des crimes réservés. — Enfin le pouvoir discrétionnaire, légalement laissé aux mandarins, est déjà considérable. Les gouverneurs des moindres bourgades ont le droit de faire à leur gré administrer la bastonnade \ D'autre part, l'appel n'est autorisé qu'en matière criminelle et pour les affaires graves. Enfin, en matière civile, le pouvoir du magistrat est absolu4; il dispose donc en maître des biens et du dos de ses administrés. On s'efforce d'ailleurs de décourager chez les particuliers le goût de la chicane : c J'entends, écrivait un empereur dans un édit, que ceux qui ont recours aux tribunaux soient traités sans pitié, qu'on agisse à leur égard de telle façon que tout le monde soit dégoûté des procès et tremble d'avoir à comparaître devant les magistrats. De cette manière le mal sera coupé

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