‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 174 sur 525 · III. — LA PÉNALITÉ CHINOISE · texte numérisé non relu

III. — LA PÉNALITÉ CHINOISE

En général, la pénalité chinoise est plus brutale que la procédure; mais on y trouve aussi des adoucissements modernes, atténuant la rigueur léguée par un très lointain passé. Ainsi la loi pardonne au coupable, qui, devançant la justice, s'accuse lui-même avant d'avoir été découvert; dans ce cas, elle ne lui demande que d'acquitter le montant des amendes et indemnités encourues 8. Mais cette paternelle clémence coexiste avec des pratiques sauvages. Dans les premiers âges de la Chine, la pénalité avait un caractère farouche; les mutilations du nez, des oreilles, etc., étaient ordinaires3, les châtiments collectifs très fréquents, et nous verrons que ces pratiques cruelles subsistent encore, au moins nominalement, dans le Code actuel où Ton trouve même le supplice dit de la mort lente, ce que les missionnaires ont appelé c le supplice des dix mille morceaux >, et qui est mieux dénommé c supplice des couteaux >. Ce châtiment suprême est un dépècement lent et dont l'ordre est abandonné au hasard. On apporte simplement au bourreau un panier contenant un certain nombre de couteaux, dont chacun porte, inscrite, la désignation de la partie du corps à laquelle il est destiné. L'exécuteur prend ces couteaux successivement, sans choisir, et tranche ou mutile, l'une après

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