‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 175 sur 525 · Pauthier, loc. cit · texte numérisé non relu

Pauthier, loc. cit

LKTOURNiAU. — L'Évolution juridique. H

l'autre, les parties du corps désignées par le hasard *. L'amputation du bout du nez, celle du bout des pieds, la castratk* continuent aussi à figurer dans le Gode ; mais elles s'appb quent rarement. Les peines les plus usitées sont, dans I'ordr. de leur gravité : la fustigation, la bastonnade avec un bambou, le bannissement temporaire ou perpétuel, à des distances graduées, de 500 à 3,000 li (un li mesure 444 mètres», des amendes en onces d'argent (une once vaut environ huit francs), enfin la mort soit par strangulation, soit par décapitation, soit par les couteaux. Il y faut ajouter la marque ineffaçable au visage, la cangue 8 et l'esclavage ; mais il est ordonné au juge chinois de ne pas condamner à la marque, aux mutilations ou à la peine capitale, quand il est bésitani et perplexe3. La Chine a des prisons, mais elles sont affreuses ; les détenus y sont à peine nourris et souvent chargé de chaînes *. Sous ce dernier rapport, le Céleste Empire est encore extrêmement barbare.

Mais la pénalité la plus usuelle, la monnaie courante delà peine, c'est la bastonnade avec un bambou ; aussi Ta-t-on soigneusement réglementée. La largeur et le poids du bambou judiciaire sont exactement indiqués par le Code. Pour bâtonner, le bourreau frappe tantôt avec le petit bout, tantôt avec le gros bout. La première manière n'est presque pas considérée comme une peine ; c'est plutôt un avertissement paternel, et le nombre des coups ne va que de dix à vingt. Au contraire la bastonnade avec le gros bout est une peine sérieuse et le nombre des coups varie de soixante à cent. Toujours les coups de bambou accompagnent la peine du baa-

1. Code pénal chinois, II, division VI, section ccliv (Ta-tsing-leu-Ut, trad. Renouard de Sainte-Croix, d'après la version anglaise de Staunton>.

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