‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 181 sur 525 · Gutzlaff, China opened, II · texte numérisé non relu

Gutzlaff, China opened, II

manifestant par la destruction des temples, des tombeaux, des palais impériaux; 3° la désertion, c'est-à-dire non seulement l'abandon d'un poste militaire, mais l'émigration ou l'excitation à l'émigration, ou bien la trahison des intérêts du pays pour aider un pouvoir étranger; 4° le parricide, c'està-dire non seulement le meurtre du père et de la mère, mais encore celui de l'oncle et de la tante, du grand-père et de la grand'mère; 5° le massacre, c'est-à-dire le meurtre de trois personnes ou plus d'une même famille ; 6° le sacrilège, c'està-dire le vol d'un objet consacré au culte, la contrefaçon du sceau impérial, enfin l'administration au souverain de remèdes impropres et toute erreur ou négligence pouvant compromettre la sûreté de sa personne sacrée ; 7° la discorde; on commet le crime de discorde en tuant ou blessant des parents ou alliés, dont réglementairement on doit porter le deuil ; 8° Yimpiété, c'est-à-dire le manque de respect, non seulement aux progéniteurs, mais à ceux qui vous ont donné l'éducation et la protection; 9° Y insubordination; on la commet en attaquant et tuant son supérieur. Le peuple se rend coupable d'insubordination en se révoltant contre un magistrat quelconque; 10° Y inceste, c'est-à-dire le commerce sexuel entre des personnes, qui, légalement, ne se peuvent

marier V

Ces dix crimes sont réservés ; on les répute énormes par essence; les lois les punissent avec une rigueur particulière et, quand ils entraînent une sentence capitale, ils ne sont jamais l'objet d'une grâce. Leur simple énumération suffirait seule à bien mettre en relief les principes organiques delà société chinoise. Elle montre, en effet, que le souverain est, théoriquement du moins, le monarque barbare des vieux âges, un personnage plus qu'humain, omnipotent, dont le

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