‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 182 sur 525 · Code pénal chinois, division I, section n · texte numérisé non relu

Code pénal chinois, division I, section n

respect est un devoir religieux, comme le culte; elle atteste, en outre, que l'État chinois est conçu sur le modèle de la famille et de la famille primitive, du clan familial où Ton a des classes de parents ayant même titre et même rang. La manière dont la législation définit l'inceste nous reporte plus en arrière encore, à la très lointaine époque des clans exogamiques. L'assimilation de rémigration, acte à nos yeux si simple, de droit commun, à la désertion, affirme bien haut qu'il s'agit d'un pays replié sur lui-même, ayant horreur de l'étranger et obstinément attaché à ses mœurs et à ses lois. Il valait donc la peine de citer ces cas réservés, comme introduction à la criminalité chinoise. Nous allons maintenant passer en revue les principaux crimes et les pénalités, qui y sont relatives, dans le Code du Céleste Empire.

A. Du meurtre études violences. — Le meurtre est puni de mort. Vie pour vie; c'est la règle à peu près universelle dans tous les codes écrits et traditionnels; mais, en Chine, le meurtrier n'est plus livré aux parents. C'est la justice souveraine, qui intervient et se charge de punir. On a cessé de s'en remettre à la vengeance privée, comme il arrive aux stades inférieurs de la civilisation. Le Code chinois prononce la peine de mort non seulement contre l'auteur d'un meurtre, mais aussi contre ses complices. Cependant la pénalité chinoise considérant, on ne sait trop pourquoi, la décapitation comme une peine plus grave que la strangulation, veut que le principal coupable soit décapité, les complices les plus compromis simplement étranglés. Quant aux complices du second degré, ceux qui n'ont pas pris une part active au crime, ils en sont quittes pour cent coups de bambou et le bannissement perpétuel à 3,000 li de leur domicile *. La règle primitive « vie

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