Ibid. y division VI, section cccxxxvm
mêmes délits chez la femme et chez le mari. Pour avoir frappé son mari, une « grande femme » reçoit cent coups et l'époux peut la répudier. Au contraire, si elle blesse son mari, sa punition est de trois degrés de plus que pour un égal. Si le mari, ainsi maltraité, reste infirme, la femme est étranglée1. Pour le même délit, la peine d'une c petite femme > «st élevée de deux degrés 8. — Au contraire, pour avoir battu sa € grande femme >, un mari n'encourt aucune punition. S'il la blesse, la peine sera abaissée de deux degrés et de trois pour une « petitç femme ». Pourtant, s'il la tue, il sera condamné i la strangulation3. Mais, si, au lieu de la traduire devant le magistrat, un mari tue sa femme coupable d'avoir frappé ou injurié les père, mère, grand-père et grand' mère dudit mari, il sera puni seulement de cent coups de bambou. — Enfin, si une femme est poussée au suicide par les injures et les mauvais traitements de son mari, ce dernier n'encourt aucune responsabilité pénale 4, quoique, d'une manière générale, la loi chinoise rende responsable d'un suicide toute personne qui en a été la cause même involontaire.
Enfin et pour en finir avec cette pénalité spéciale, notons encore que, pour avoir faussement accusé de l'avoir contrainte à un commerce incestueux son beau-père ou son beau-frère plus âgé qu'elle, une femme est condamnée à la décapitation5. — Un des grands soucis de la loi chinoise, c'est d'empêcher l'inceste à tous les degrés. Entre personnes portant le même nom, c'est-à-dire réputées de même clan familial, tout mariage est frappé de nullité et puni de cent coups6. —