‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 203 sur 525 · III. — l'empereur et la famille impériale · texte numérisé non relu

III. — l'empereur et la famille impériale

Tout d'abord la loi fulmine contre ceux, qui, ayant spécialement à s'occuper de la personne sacrée du c Fils du ciel », remplissent mal de si importants devoirs. Un empereur, guéri d'une maladie, déféra au tribunal trois médecins, qui l'avaient soigné, parce qu'ils ne lui avaient donné aucun remède au momentcritique, et lesjuges prononcèrentcontre lespraticiens négligents ou ignorants une sentence capitale, commuée, il est vrai, par l'empereur, en une condamnation à l'exil *. Tout médecin composant, contre les règles rituelles et pour l'empereur, un breuvage purgatif est passible de cent coups de bambou*. La fonction de cuisinier impérial n'est pas non plus sans quelque danger. Pour avoir introduit dans les mets de l'empereur des ingrédients interdits par les rites, le cuisinier est passible de cent coups; de soixante, si les aliments ne sont pas de bonne qualité; de cinquante, s'il a négligé d'y goûter le premier3.

Omnipotent en principe, le « Fils du ciel » est pourtant, dans la réalité, entravé par les rites et les formalités administratives; il ne peut guère, comme le font la plupart des despotes barbares, se laisser aller à des orgies de bon plaisir. Pourtant il lui arrive parfois défaire bâtonner ses courtisans, même des personnages considérables, que d'ailleurs il revoit ensuite et traite, comme si de rien n'était : une bastonnade

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