Ibid.y division IV, section clxiii
impériale ne saurait déshonorer4. Au contraire, on ne peut entraver l'exécution des volontés impériales sans encourir des peines graves. Pour avoir ourdi des cabales contre l'exécution démesures décidées par l'empereur, le coupable est décapité; ses biens sont confisqués; sa femme et ses enfants sont réduits en esclavage'. En cas de falsification d'un édit impérial, tous les coupables ou complices sont punis de la strangulation3. Pour avoir adressé à l'empereur une adresse insidieuse afin de demander un emploi, cent coups. Si, en même temps, on a accusé le titulaire de la place convoitée et emprunté le sceau et l'enveloppe officielle, décapitation 4. Pour avoir publié des livres exe tant à la sédition, les principaux coupables sont exécutés immédiatement ; les autres, à la date ordinaire des exécutions5.
Les personnes faisant partie de la famille impériale jouissent naturellement de certains privilèges. Ainsi elles seules sont autorisées à avoir des eunuques ; les autres sujets ne le peuventsous peine de cent coups et du bannissement perpétuel à 3,000 li6. Les coups portés à un membre de la famille impériale sont punis avec d'autant plus de sévérité que la parenté avec l'empereur est plus étroite. Pour avoir frappé un parent de l'empereur au delà du quatrième degré, soixante coups et une année de bannissement; mais la pénalité s'aggrave d'un degré pour un parent au quatrième degré. Pour une parenté plus proche encore, peine plus forte d'un autre degré et bannissement à 3,000 li1. De leur côté, il faut bien le dire, les membres de la famille impériale sont
i. Le père du H al de, Descript. de la Chine, II, 157.