Ibid.., Appendice delà section cclvi
6. Ibid.y division VI, section ccclxxix. * 7. Ibid., division VI, section ccev.
loin de jouir de l'impunité. Commettent-ils des crimes, ils sont jugés et souvent l'empereur tient à honneur de leur faire appliquer rigoureusement la loi. Relativement à la plupart des grands empires barbares, la Chine est, en somme, un pays de civilisation supérieure et les abus de la monarchie absolue s'y sont lentement atténués. En mai 1845, plusieurs princes de la famille impériale furent condamnés à la strangulation simplement pour avoir fumé de l'opium. Deux autres princes furent exécutés; l'un, pour avoir tué sa femme; l'autre, pour un meurtre commis sur la personne de son tailleur. L'empereur refusa de faire grâce; t qu'on agisse, écrivit-il, conformément aux édits et règlements 4 >. — La fiction politique, qui, théoriquement, fait de la Chine une grande famille, dont l'empereur est à la fois « le père et la mère >, les lieux communs d'une éthique, trop souvent banale, mais ordinairement humanitaire, dont le cerveau des Chinois est plus ou moins farci, ont eu pour effet de réduire au minimum l'oppression et l'injustice habituelles dans les grands empires despotiques. Enfin il ne faut pas oublier que, de ces empires, la Chine est le seul qui ait aboli le régime des castes et remplacé la noblesse héréditaire par la classe des lettrés, c'est-à-dire essayé de substituer l'influence du mérite au privilège de la naissance. En outre il existe dans la législation et les règlements de l'Empire tout un côté que l'on peut -appeler humanitaire, et sur lequel nous devons nous arrêter un moment.