‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 206 sur 525 · Pauthier, Chine moderne · texte numérisé non relu

Pauthier, Chine moderne

celui-ci fait de son mieux pour entrer dans son rôle. Souvent les empereurs adressent à leurs quatre cents millions d'enfants des exhortations, des rescrits, des moralités. Us adjurent le peuple d'observer la vertu, de revenir à la droiture, etc. *. En cas de crime énorme, par exemple de parricide, tous les mandarins du district sont destitués. En cas de sédition causée par l'oppression, les mandarins sont décapités : c Ne peut-on pas dire, lit-on dans un édit impérial, que les mandarins sont eux-mêmes coupables; puisque le peuple pèche uniquement parce qu'il n'est pas instruit'? > Avant d'examiner les sentences capitales, l'empereur doit jeûner, invoquer le ciel, agir en père, qui craint de condamner injustement ses enfants3. Tous les délaissés ou impotents sont c la population du ciel » • placée sous la tutelle spéciale du souverain et de son administration. Le code veut que tous les pauvres, veufs, abandonnés, orphelins, infirmes sans enfants, tous ceux qui manquent du nécessaire soient entretenus et protégés par les magistrats du lieu de leur naissance. Tout mandarin qui s'affranchit de ce devoir paternel est passible de soixante coups *. — Les parents des soldats tués dans une bataille ou morts de maladie à leur poste sont nourris aux frais de l'État et reconduits chez eux aux frais du gouvernement5.

D'autre part, l'administration se méfie grandement des mandarins militaires, les subordonne toujours au pouvoir civil et aucun conseil de guerre ne peut prononcer de sentence capitale sans être assisté d'un juge civil6 : précaution humanitaire bien faite pour étonner un Européen.

Souvent le législateur chinois se détache complètement

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