‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 207 sur 525 · Gutzlaff, China opened, II · texte numérisé non relu

Gutzlaff, China opened, II

du barbare point de vue de la c vindicte sociale » pour songer strictement à l'utilité sociale. Ainsi un coupable qui se livre a droit à deux degrés d'adoucissement de sa peine1. Les femmes des criminels frappés de bannissement doivent suivre leurs maris; les père et mère, grands-pères et grand'mères, enfants et petits-enfants le peuvent faire et, dans ce cas, on leur fournit un nouvel établissement8. — Pour les crimes susceptibles de grâce, le juge peut absoudre, alors que le coupable a des parents ou grands-parents infirmes ou âgés de plus de soixante-dix ans et dépourvus d'enfants ou de petits- enfants âgés de plus de seize ans3. Pour les femmes, le législateur a eu les mêmes soucis humanitaires. A parties crimes capitaux et l'adultère, il ne veut pas qu'on les emprisonne. Elles attendent leur jugement sous la garde de leurs maris, de leurs parents ou même de leurs voisins. En cas de grossesse, l'application de la question ou celle de la peine doivent être différées jusqu'après l'accouchement et le délai est de cent jours, s'il s'agit delà peine capitale4.

La complicité et la responsabilité s'entendent en Chine bien plus largement qu'en Europe. Pour avoir verbalement excité à un meurtre un homme, qui, jusqu'alors, n'en avait point commis, on est passible de la décapitation5. Simplement pour n'avoir pas détourné un ami d'un projet criminel, on est condamné à cent coups de bambou6. Mais des parents au premier ou au second degré, vivant sous le même toit, ne sont pas punis, s'ils s'entendent mutuellement pour cacher leurs délits. La loi épargne aussi les esclaves et domestiques à gages, qui aident leurs maîtres soit à celer leurs crimes, soit

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