‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 208 sur 525 · Ibid., division IV, section ceci · texte numérisé non relu

Ibid., division IV, section ceci

LETOUAIflAU. — L'Évolution juridique. '*>

à s'évader1. Ici le grand et primordial devoir de l'assistance familiale prime même la loi pénale.

De même le Code, si sévère pour les fonctionnaires, les absout, alors qu'ils réparent une erreur ou une faute publique par eux commise*. — On s'est efforcé de brider la prépotence et la dureté des riches et des puissants en établissant, à propos des suicides, de terribles responsabilités. En principe, on est responsable de tout suicide, dont on a été non seulement la cause, mais même l'occasion. Aussi par la seule menace de son suicide le faible fait trembler le puissant et parfois s'en venge3. On va même jusqu'à rendre les propriétaires responsables de toute mort arrivant accidentellement sur le terrain qu'ils possèdent. Aussi voit-on parfois des propriétaires ou des boutiquiers supplier anxieusement un vagabond mourant, par exemple, de faire quelques pas de plus pour aller un peu plus loin exhaler son dernier soupir1 sans nuire à personne.

Dans une étude du genre de celle-ci, c'est le Droit criminel qui importe surtout; cependant je veux mentionner encore quelques prescriptions légales, particulières à la Chine, et qui, tout en ne se rattachant pas aux crimes proprement dits, ne figurant même à aucun titre dans nos codes occidentaux, achèvent de bien caractériser la législation chi- , noise et l'esprit qui l'inspire. — En pays sauvage ou barbare, la coutume ou la loi accordent ordinairement au créancier des ., droits excessifs, atroces, sur le débiteur insolvable : ce dernier ^ est considéré comme la chose de son créancier, qui le peut . saisir, incarcérer, réduire en esclavage et non seulement lui, ^ mais sa famille avec lui. La vieille loi romaine allait jusqu'à ...

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