‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 211 sur 525 · I. Mclchnikoff, V Empire japonais · texte numérisé non relu

I. Mclchnikoff, V Empire japonais

comme desimpies torts. Ainsi, en cas d'adultère, le mari peut impunément tuer les deux coupables. S'il ne le fait, le juge doit punir les délinquants; mais, même alors, répoux offensé a le droit de pardonner et il est recommandé au juge de procéder avec lenteur pour laisser le champ libre à la clémence maritale4.

Les peines sont encore empreintes de la barbarie primitive. Longtemps on a écartelé ou fait bouillir dans une chaudière les condamnés à mort2; on brûle encore tout vifs les incendiaires, les faussaires, les empoisonneurs, les faux-monnayeurs, ou bien on les fait mourir à coups de javelots sur une croix3. Le condamné est parfois brûlé dans une chemise de joncs ou de roseaux tressés. Autre trait de barbarie : les juges assistent aux exécutions qu'ils ont ordonnées. — Enfin, dans leur procédure, les tribunaux usent de la question. On traîne, par exemple, l'accusé sur un banc hérissé de pointes4.

La justice est sommaire. Sans délai, l'affaire est exposée devant le tribunal, les témoins interrogés, les parties entendues, les circonstances pesées et la sentence prononcée. Point d'appel. Néanmoins le Grand Conseil statue ep dernier ressort sur les sentences capitales, les confirme ou les commue, comme le fait l'empereur en Chine.

Comme en Chine encore, les maisons sont groupées mais seulement par cinq. Chaque chef de cinq maisons rend compte des délits qui s'y peuvent commettre et, s'il néglige de faire son rapport, il est passible du fouet, de l'emprisonnement, de l'amende. Mais l'amende n'est usitée que pour les petits délits, les contraventions, et aucun crime sérieux ne se peut racheter à prix d'argent : seules, les peines corpo-

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