L. Metchnikoff, VEmpire japonais
SCO L'ÉVOLUTION JURIDIQUE.
crime est mis hors l'humanité. Au Japon, les prisons criminelles s'appellent des c enfers >, et elles méritent cette dénomination. Les prisonniers y sont entassés, dans des locaux exigus, aérés seulementpar uneouverturepratiquéedanslepla- Cond. Un seul et même oriiiee, ménagé dans la muraille, sert au passage des aliments et des excréments, etc1. — En résumé, toute cette organisation juridique est bien barbare et, au point de vue de la justice, le Japon est bien inférieur i la Chine, qui pourtant l'a marqué de son sceau, mais d'un sceau grossier encore. J'entends parler, bien entendu, du Japon, tel qu'il était, il y a peu d'années encore, avant de s'européaniser.
Vf. — LA JUSTICE EN INDO-CHINE
Au Japon, c'est l'âge féodal de la Chine qui se reflète surtout dans l'organisation de la justice. En Indo-Chine, ce sont les abus et caprices du despotisme monarchique le plus absolu qui ont faussé et stérilisé le système chinois, impôt Lé dans le pays par la conquête. Dans toute la péninsule, la civilisation chinoise a été plus ou moins adultérée, mais à des degrés divers. La Cochinchine est restée plus chinoise que TAnnam et le royaume de Siam. Elle était soumise à un despotisme soi-disant paternel, mais bien plus pesant que celui du Céleste Empire. De l'âge de dix-huit ans à celui de soixante, lout sujet mâle pouvait être requis pour le service public : il était corvéable. Le troisième fils de chaque famille devait tantôt trois ans, tantôt sept ans de service militaire. Les lois étaient celles de la Chine, mais appliquées moins intelligemment et plus arbitrairement. Tout le monde était