‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 240 sur 525 · Ibid., III · texte numérisé non relu

Ibid., III

famille est absorbé par le droit supérieur de la djemâa. Le village tout entier devient exécuteur du meurtrier et tous ses habitants sont tenus de lancer en même temps leurs pierres sur le coupable4. — Mort à quiconque introduit un çôf ennemi dans les murs du village. Si le traître s'enfuit, il est banni, ses biens sont confisqués, sa maison démolie9. La violation de Yânaia du village est aussi un très grave délit. Si cette violation a été commise sans meurtre, on se contente d'incendier ou de démolir la maison du délinquant, parfoisde briser seulement les tuiles deson toit. Le coupable a ordinairement la faculté de réparer ou de rebâtir sa demeure3. Mais laviolation de Yânaia du village peut être punie de mort. Si cet outrage résulte seulement d'un vol, on peut raser la tête du coupable, puis le promener sur un âne, la tête tournée du côté de la queue, ou bien lui promener sur le corps une faucille rougie au feu; on peut aller jusqu'à le lapider4. — La violation de Yânaia par un individu entraine la confiscation des biens du coupable5. — Si c'est un village entier, qui a violé Yânaia d'un autre, le village outragé exige que le village offenseur lui soit livré, après avoir été évacué par ses habitants, et il en brûle un certain nombre de maisons0.

Indépendament de toute ânaiay le droit de représailles contre un dommage causé par un étranger est reconnu ; il est même réglementé et on en use souvent collectivement; c'est Yousiga. Uousiga s'exerce pour des motifs divers: vol, violence, refus d'acquitter une dette, de comparaître en justice, etc. L'individu ainsi lésé s'empare d'un objet d'une valeur quelconque appartenant soit à la personne qui lui a

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