‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 255 sur 525 · III. — LES INJURES · texte numérisé non relu

III. — LES INJURES

Au sujet des injures ou outrages, le texte sacré étant resté muet, les croyants ont pu en déterminer la répression à leur guise. Ordinairement ils punissent ce genre de délits par le fouet ou la bastonnade : c Le bâton, disent-ils, est un instrument descendu du ciel1. 1 — Il semble que primitivement les Arabes n'aient pas fait de distinction entre les coups, les blessures et les outrages; carie sens primitif du mot c diffamer * en arabe est « jeter une pierre, lancer un trait, porter un coup *. — Aujourd'hui la distinction est faite; l'outrage est toujours une offense verbale. Les jurisconsultes ont même soigneusement signalé les principales locutions outrageantes et en faisant des distinctions assez délicates. On outrage, par exemple, en appelant un homme t adultère, fornicateur >, mais à condition que cet homme ne soit pas eunuque *• — Sauf le père s'adressant à son enfant, on commet l'acte diffamatoire, même en se servant d'expressions détournées, si Ton dit, par exemple, en parlant à quelqu'un : « Moi, je ne suis pas adultère, etc.3. 1 On outrage en disant à un Arabe d'origine : « Tu n'es pas un homme d'origine libre >, ou c Tu es un Roumi 1 ou t Tu es un Persan 4 ». On

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