‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 256 sur 525 · b id.} par · texte numérisé non relu

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outrage en appelant une femme, même la sienne, c prostituée, débauchée > ; en appelant un homme marié c cornu >; en disant à un homme : c Tu es fils d'une femme à enseigne ou à petit drapeau » (d'une prostituée) *. — Mais tout t monde n'a pas qualité pour outrager ou diffamer. Pour être légalement diffamateur, etc., il faut être pubère, majeur ei sain d'esprit a.

On encourt encore les peines légales en se diffamant soimême, en disant, par exemple : c Je suis d'origine impure >, ou c je suis bâtard, moi »; car, par ces paroles, on outrage sa mère3. — Les outrages, injures ou diffamations gm* sont punies de peines afllictives, fixées par la loi, savoir : de quatre-vingts coups de courroie, si le coupable est un homme libre ; de quarante coups, si c'est un esclave. — Pour injures jugées moins graves, par exemple : pour avoir appelé quelqu'un c Fils de femme irréligieuse, buveur de vin, cochon, âne ou fils d'âne », la peine afflictive est remplacée par une peine correctionnelle, laissée à la discrétion du lCâSik. — h' imam ou l'officier de police ne s'occupe du délit d'outrages ou d'injures que si l'affaire est portée devant lui et jusque-là la personne outragée a toujours le droit de pardonner5.

11 est à remarquer, que, pour le délit d'outrages et d'injures, le talion disparaît; on ne se soucie plus de l'appliquer, sans doute parce que la répression légale de ce genre de délit est de date relativement plus récente que celle du meurtre et des blessures, et en effet le Koran n'en fait point mention.

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